10 ans de réclusion pour Salif Ouattara
samedi 19 juillet 2008 par Abdoul Karim Maïga
C’était un véritable drame de famille.L’accusé, Salif Ouattara et la victime, Drissa Ouattara sont des cousins,en ce que leurs pères sont des frères de lait.
En effet, dans la nuit du 19 au 20 avril 2007, Salif Ouattara interceptait Sali Ouattara envoyée pour payer des mangues et lui en prenait une. Le mari de Sali, en l’occurrence Drissa Ouattara, à qui les mangues étaient destinées, n’a pas apprécié la soustraction de la mangue par Salif, qui est son beau-frère pour être le cousin de sa première épouse.
La réaction de Drissa a heurté l’orgueil de Haby Coulibaly, son épouse de premier rang et cousine de Salif. Elle protesta aux injures graves adressées par son époux à l’endroit de ses parents, qu’elle trouve déplacées surtout à cause d’une mangue.
Elle s’est donc rendue dans sa famille paternelle en compagnie de Salif venu restituer la mangue prise avec Sali.
Poursuivi en cette occasion par Drissa Ouattara jusque dans leur famille, Salif s’arma d’un couteau qu’il lui enfonçait dans le ventre.Les blessures constatées ont consistées en une plaie ponctiforme sur l’arcade sourcilière droite, témoin d’un coup d’instrument contondant et une plaie linéaire sur la lombaire gauche.
Salif Ouattara, l’auteur du crime, pour entretenir la confusion, indiqua que Seybou Ouattara, le jeune frère de lait du défunt, tenait lui aussi un couteau et que probablement c’est ce couteau qui, dans la mêlée, aurait atteint la victime. Par ailleurs, tous les témoins, en l’occurrence Haby Coulibaly, cousine de Salif Ouattara et sa mère sont formels que Drissa a pourchassé Salif jusque dans sa chambre, et c’est à cette occasion que celui-ci l’a poignardé pour s’enfuir avant d’être arrêté et conduit à la Brigade de Gendarmerie de Kadiolo.
A sa comparution à la Cour d’Assises, l’accusé Salif Ouattara a été maintenu dans les liens de la culpabilité. Une culpabilité assortie de circonstances atténuantes, malgré ses dénégations stériles.
Il a écopé de 10 ans de réclusion.
Cependant, les autres membres de leur famille qui se sont constitués partie civile.
Abdoul Karim Maïga
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