12 bandits armés capturés, des armes et des munitions saisies !
lundi 12 mai 2008 par Abdoulaye Niangaly
Dès l’annonce de la nouvelle, les élèves de l’IFM d’Aguel-Hoc se sont enfuis abandonnant derrières eux cahiers, bics et autres fournitures scolaires. Selon nos sources, l’incident est survenu à Inabok sur les hauteurs de Tessalit. Mais il ressort de plusieurs témoignages que l’irréparable aurait pu se produire, si les nôtres n’avaient pas été beaucoup plus pugnaces et plus rapides. Aussitôt les autorités militaires maliennes ont assuré les rebelles dans un communiqué qu’il s’agit de 11 bandits armés et que les prisonniers seront bien traités.
Eux aussi tiennent en otage une trentaine de militaires maliens enlevés en mars dernier à la faveur d’une embuscade. Pourtant, le même jour, on annonçait l’arrivée à Kidal de deux importants convois de l’armée malienne.
Il semble que les faubourgs d’Aguel-Hoc et de Tessalit soient devenus les bases arrières, des bandits depuis le raid aérien baptisé « opération Djiguitougou » lancé contre Bahanga et ses « margouillats » en prévision de l’attaque de la ville de Kidal. Faut-il rappeler que 72 heures seulement avant l’attaque groupée du camp de Diabaly et du marché de Dogofiri le 5 mai dernier, un convoi de ravitaillement de l’armée qui ralliait Tessalit, était tombée dans une embuscade faisant 1 soldat tué au cours des échanges de tirs. Tout cela survient, alors que Bamako qui s’abrite derrière un rideau de fer, a signé une trêve d’un mois renouvelable avec Ag Bahanga.
Que vaut désormais cette trêve ?
Cette question reste tristement suspendue sur toutes les lèvres.
Bahanga, lui, nie en bloc toute implication dans les récentes attaques. Pourtant, il est connu de tous, que ceux qui se fendent d’être partisans de l’alliance du 23 mai sont bel et bien des acolytes de cet ancien berger du sahara. Aujourd’hui, c’est le 12 mai. Et le 23 mai, date anniversaire de la création de cette tristement célèbre alliance est pour bientôt. Les autorités militaires doivent forcement s’assumer pour prévenir d’autres attaques. Quoi qu’il en coûte.
Car à vouloir toujours jouer au pompier pyromane, elles contribuent elles-mêmes et indubitablement à l’effritement de l’autorité de l’Etat.


