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-5 spéculateurs déjà envoyés en prison

LE MINISTRE AHMADOU ABDOULAYE DIALLO DETERMINE DANS SA LUTTE CONTRE LA CHERTE DE LA VIE

mardi 29 juillet 2008 par Abdoulaye Diakité

Pour cela, il n’est pas prêt à accepter qu’en cette période de soudure et en cette veille du mois de Ramadan, des spéculateurs se mettent à annihiler les efforts que les pouvoirs publics sont en train de consentir en faveur des populations. Déjà cinq d’entre eux méditent sur leurs sort en prison, tandis que la fermeture de certaines stations d’essence à Bamako est annoncée pour les jours à venir.

Le Ramadan de l’année 2008 s’annonce dans un contexte particulier marqué par la flambée des prix de produits alimentaires sur le marché international, entraînant une hausse généralisée des prix des produits d’importation au niveau national.

Il intervient également en pleine période de soudure caractérisée par le faible niveau des stocks des produits alimentaires en particulier les céréales. Dans le souci de sécuriser l’approvisionnement du pays pendant ce mois, caractérisé habituellement par une augmentation de la consommation de certaines denrées alimentaires, notamment le sucre, le lait, l’huile et le riz, le gouvernement du Mali a pris des mesures d’incitation fiscale à l’importation de l’huile et du lait en poudre. Des mesures qui viennent compléter et renforcer celles déjà prises en ce qui concerne le riz.

C’était l’objet d’une conférence de presse tenue le vendredi dernier au Ministère de l’Economie de l’Industrie et du Commerce, et animée par le ministre Ahmadou Abdoulaye Diallo.

A en croire les explications de ce dernier, depuis le deuxième trimestre 2007, le marché international du riz est caractérisé par une hausse continue du prix de cette denrée. Les structures de prix à l’importation, pour certaines variétés de riz couramment consommées au Mali : riz brisure 35%, riz brisure 100% non parfumé, donnent respectivement des prix détail toutes taxes comprises (TTC) de 531 FCFA/Kg et 469 FCFA/Kg.

C’est pour contenir le prix de cette denrée dans des limites acceptables que le gouvernement a pris des mesures d’exonération des droits et taxes à l’exception des prélèvements communautaires et la redevance statistique pour la période du 1er avril au 30 septembre. L’application de ces mesures a été effectuée sur la base d’un cahier de charges fixant le prix de vente gros à 300 000 FCFA/tonne et le prix de vente détail à 310 FCFA/kg pour le riz à 35% de brisure et le riz 100% de brisure non parfumé importé. Les mesures visées ne s’appliquent pas au riz local pour le moment. Avec cette mesure 84 451, 821 tonnes de riz ont été importées correspondant à un manque à gagner pour l’Etat de 4. 003. 766. 607 FCFA.

La mise en place des magasins témoins au niveau des communes a facilité un peu plus l’accès des populations. En ce qui concerne l’huile alimentaire, pour infléchir le prix pendant le mois de Ramadan, la mesure d’exonération a été envisagée. Elle permettra de passer de 950 FCFA/litre à 815 FCFA/litre soit, une diminution de 14,21%. La période de l’exonération est de deux (2) mois (1er août au 30 septembre). L’exonération coûtera au budget d’Etat 1. 582. 750. 200 FCFA de manque à gagner en droits et taxes sur la base d’une hypothèse d’importation de 12. 700 tonnes. Cette mesure qui est aussi ouverte à tout importateur est fondée sur une opération qui ne concerne que l’huile raffinée importée des pays de l’UEMOA.

En ce qui concerne le lait en poudre, pour le mois de Ramadan, une exonération de droits et taxes (DD, TVA, PC, PCS et RS) pour une période de deux mois (1er août au 30 septembre 2008) est prévue. Elle engendrera un manque à gagner de 2. 879.346.274 FCFA sur la base d’une hypothèse d’importation de 3. 598 tonnes. Le résultat escompté par l’application de la mesure se traduira par une baise du prix qui passera de 3. 200 FCFA/Kg à 2. 906 FCFA/Kg soit une diminution de 9,19%. Ladite mesure est aussi ouverte à tout importateur à la seule condition de signer un contrat avec la DNCC.

Mais il faut que cela soit bien précisé : les prix ci-dessus évoqués ne concernent que la seule capitale Bamako. Ils peuvent varier selon les régions quand on y ajoute les frais de transport de la marchandise dans la localité en question.

En ce qui concerne le sucre, aucune mesure fiscale n’est envisagée parce que : les niveaux des prix restent dans la moyenne des cinq dernières années ; les niveaux des stocks ne présagent pas d’une quelconque pénurie ; l’approvisionnement du marché est correct et régulier. Pour le suivi correct de ces différentes mesures d’exonération sur l’huile et le lait en vue d’en assurer leur succès, un dispositif de suivi et de contrôle sera mis en place au niveau de la DNCC pour veiller au respect strict des dispositions du cahier de charges notamment les prix plafonds fixés et la meilleure qualité des produits. Déjà avec le riz, les efforts ont porté fruit car, le ministre annonce que 5 spéculateurs ont été arrêtés à Kita et seraient en train de méditer sur leur sort en prison.

En ce qui concerne les hydrocarbures, le ministre Ahmadou Abdoulaye Diallo a porté à la connaissance des journalistes que des stations d’essence spéculatrices seront bientôt fermées à Bamako, sans pour autant citer pour le moment de nom.


 

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