Jamais quant il s’agissait de la négritude en partant du roi d’Haïti via votre Cahier si personnel qu’il fut comprit comme une révolte de cœur et de raison quand vous arrivâtes au Sénégal,en Guinée avec l’âme d’un homme universel. Vous avez répondu présent,frères de souffrance et de dépassement de son Soi.
Soutient infaillible de toutes les indépendances africaines ,vous êtes toujours le martiniquais qui rendez visite à vos souvenirs d’amitiés et surtout à vos convictions si essentielles de tout temps,quelle vigilance intellectuelle ?
Par votre essence vous venez de fermer une fenêtre de notre immense bibliothèque,heureusement que ses portes ne font que s’ouvrirent ,sans amertume,plein de joie de les franchir pour nous faire honneur de nous regarder en face sans avoir à rougir au contraire ,nous en sortons avec comme héritage cette joie de valeurs intimes et irréversibles que vous nous avez léguez à jamais.
Dormez heureux car votre message atteindra les générations futures tout comme nous ; Retrouver vos amis, votre idéal de l’universalité de l’homme demeure enraciné.
Cher monsieur Césaire , me voyez vous comme un être inférieur ?
Vous qui avez réussi à faire taire l’apparence et la couleur en farouche adversaire de la discrimination.
Vous qui avez dit « plus on sera nègre, plus on sera homme »,et nous continuons à rêver les pieds bien ancrés au sol.
Incandescente telle une bougie quand l’aube tarde à se manifester,nous porterons votre idéal d’enfant de Martinique, de France, d‘Afrique en finissant par être un fils du monde, telle était votre destinée.
Au revoir L’Infatiguable au caractère bien trempé du nègre libre comme l’oiseau.
Nabé Ibrahim
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