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Après avoir affamé le peuple, GDCM sème la terreur à Koutiala

TROUBLE A LA QUIETUDE SOCIALE

lundi 13 octobre 2008 par Abdoulaye Diakité

C’est ainsi que le Grand Distributeur Céréalier du Mali (GDCM), qui se croit tout permis dans ce pays, vient de faire régner la terreur sur des innocents dans la capitale de l’or blanc, où environ huit gosses ont été battus à sang par son représentant dans ladite localité, M. Dramane Doumbia. C’était en fin de mois de Ramadan dernier, pourtant réputé être un mois de tolérance et de pardon. Des faits qui doivent accabler la conscience de son PDG Modibo Keïta, lequel plastronne dans un luxueux fauteuil de vice-président dans le tout nouveau bureau de la CCIM, que dirige Jeamille Bittar.

Les rapaces, vivant de la misère des populations, comme l’indiquait le secrétaire général de l’UNTM lors d’une sortie médiatique contre la vie chère en mois de Mars dernier, se sont montrés des apatrides dans cette affaire d’exonérations accordées pour l’importation des denrées de première nécessité dans notre pays. Et l’on peut dire que le avait entièrement raison quand on sait qu’en plus de détourner les exonérations à d’autres fins, ces importateurs de céréales comme Modibo Keïta, mettent aussi tout en oeuvre pour provoquer une pénurie sur le marché.

Malheureusement pour le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité et le peuple, la sanction afférente à une situation ne pourra jamais être administrée contre ces ennemis de la nation, qui ont d’ailleurs des complicités au plus haut niveau de l’Etat.

Le président de la République lui-même s’est trompé de cible quand il a sévi contre la pauvre dame qui détenait les rênes du ministère de l’Economie de l’industrie et du commerce, Mme Bah Fatoumata Nana Sy, en la renvoyant du gouvernement.

Or, cette dernière n’était pour rien dans la conjoncture désastreuse qu’elle avait trouvée sur place, et donc le coupable est encore présent dans le gouvernement. La responsabilité de cette affaire d’exonérations malsaines, il faut le dire, incombe entièrement à l’actuel ministre des Finances, Abou-Bakr Traoré, lequel cumulait à l’époque les finances et l’économie. C’est donc ce dernier, de mèche avec ces rapaces de notre économie nationale, qui a plongé le peuple dans cette misère indescriptible.

D’ailleurs, ces commerçants importateurs pratiquant ce commerce illicite, cherchaient toujours à défendre la cause du ministre Abou-Bakr Traoré, chaque fois que quelqu’un essayait de le dénoncer. Comme pour dire que les loups se couvrent dans cette foire aux exos. Bakoré Sylla de GGB, Modibo Keïta de GDCM et un certain Chérif, peu connu au Mali, auront été dépourvus de toute humanisme envers leurs compatriotes dans cette affaire d’exonérations, en maintenant une spirale infernale ascendante des prix sur les marchés.

Et dire que ce sont ces mêmes gens qui se moquaient récemment du peuple à la télé dans le cadre du renforcement des stocks, comptant pour les nouvelles mesures du gouvernement, consistant à élargir les exonérations à tous les opérateurs économiques en conformité avec la loi et sur un large éventail de denrées de première nécessité, sur la période allant du 1er avril au 30 septembre 2008 ! Mais rien de tout cela n’a pu atténuer le calvaire des Maliens, qui continuent à payer par exemple le riz à 400 FCFA/Kg, au moment où le ministre de l’Economie, de l’industrie et du commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, parle de 310 FCFA/Kg. Malins qu’ils sont, ces importateurs n’ont importé dans le cadre de ces nouvelles mesures que des quantités insignifiantes par rapport à la demande.

Et de ce fait, ils continuent tranquillement à écouler leurs stocks de riz non exonéré. Autant d’efforts salutaires qui n’ont pu vaincre le système assassin mis en place par le PDG de GDCM, Modibo Keïta, qui est sourd au cri de détresse des Maliens. Lui qui aurait mis en place un système consistant à rafler toutes les denrées sur nos marchés nationaux, notamment le riz, en période de récolte, pour ensuite le stocker à des fins de spéculation : au moment où ladite pénurie bat son plein, surtout en période de soudure, il fait sortir son butin, pardon son stock, pour l’écouler sur le marché, afin de se remplir les poches !

Une pratique digne des rapaces, qui vivent du sang des laborieuses populations. Par cette pratique, il a garni son parc autos qui avoisine aujourd’hui les 500 camions. Pour mieux réussir son sinistre projet cette année, comme nous l’avons dit dans une précédente livraison, il a bénéficié d’un prêt de la banque sud-africaine « NED Bank », dont le montant s’élève à plus de 5 millions de dollars. Et dire que ce sont des gens comme ça qui siègent dans le bureau la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali !

GDCM sème la terreur à Koutiala Se croyant tout permis, GDCM de Modibo Keïta, après avoir affamé de cette manière le peuple malien, se livre présentement à des exactions sur les pauvres populations à travers le pays. A Koutiala, huit enfants du quartier de Lafiala l’ont appris à leurs dépens en cette nuit de mercredi du mois de Ramadan. Eux qui jouaient à proximité des magasins loués par la société Grand Distributeur Céréalier du Mali (GDCM), ont vu leur récréation se terminer en cauchemar. Cinq d’entre eux (Dramane Mallé, Lamine Mallé, Amadou Konaté, Mamadou Coulibaly, Daouda Traoré), qui, aux environs de 20 heures, jouaient avec des pétards artisanaux, ont été battus à sang par les manœuvres du gérant de GDCM-Koutiala, Dramane Doumbia.

Alertés par les cris des enfants, leurs parents surgiront des maisons pour se rendre compte de ce qui se passe. Grande sera leur surprise quand ils ont vu leurs progénitures dans les mains des badauds, qui les battaient sauvagement. Et le gérant de GDCM-Koutiala, Dramane Doumbia, d’aggraver leur colère en leur signifiant gaillardement que c’est lui qui a ordonné le tabassage des enfants qu’il accuse de vouloir brûler ses magasins. Quel mensonge ! Vulgaire et arrogant qu’il est, il dira ceci aux parents des enfants : « Allez vous plaindre là où vous voulez, GDCM va répondre ». Après de chaudes empoignades entre les parents et le gérant de GDCM, la police alertée, débarque sur les lieux et conduit tout le monde au commissariat.

Là, les parents des enfants terrorisés seront surpris de voir leur ennemi Dramane Doumbia quitter le commissariat sans être inquiété.

Le lendemain, les populations indignées assiègent les magasins de GDCM qu’elles voulaient saccager pour laver l’affront. Elles seront dispersées par la police à l’aide de gaz lacrymogène. Mais cela n’a pas diminué la pression des populations, lesquelles finiront par obtenir l’arrestation de deux des bourreaux de leurs enfants, qui seront par la suite déférés à la prison de Koutiala. Ils ont été jugés le 07 octobre dernier et séjournent en prison. Mais ce qui a surtout choqué les parents des enfants martyrisés, c’est quand le commanditaire de cette forfaiture Dramane Doumbia, est en train toujours de les narguer dans les rues, sans inquiétude.

Irrités, ils ont finalement saisi la CAFO et le parlement des enfants pour la suite de l’affaire.

Affaire donc à suivre


 

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