Au service de l’initiative et de l’expression artistique et culturelle
vendredi 26 septembre 2008 par Issa Fakaba SISSOKO
En prenant l’initiative de la création d’un espace de rencontre, d’échange et de formation, le groupe d’artistes plasticiens, en son temps, ne pouvait être mieux inspiré. Tant la nécessité s’imposait de s’inscrire dans cette dynamique indispensable à la promotion et à la valorisation du secteur.
En effet, le Centre « Soleil d’Afrique », puisque c’est de lui qu’il s’agit, se veut une association dévouée aux échanges artistiques et culturels qui sont destinés à promouvoir et à valoriser les jeunes artistes tant au Mali qu’à l’étranger afin d’améliorer leurs conditions de vie ainsi que la qualité de leur art. Créé en 1999 avec le soutien financier de la Fondation Prins Claus des Pays-Bas, le Centre « Soleil d’Afrique » est une structure dévouée depuis dix ans à la promotion et à la valorisation de l’art malien en général et des jeunes artistes maliens en particulier. L’objectif principal visé par la structure et ses initiateurs est d’offrir aux artistes plasticiens, notamment de la jeune génération, la possibilité de s’épanouir, de découvrir et de se faire connaître à travers des ateliers nationaux et internationaux, des expositions, des débats et des formations.
Espace de rencontre où l’échange d’idées est possible afin de stimuler la création artistique, le Centre « Soleil d’Afrique », cadre de formation et de recherche pour plus des 60% des jeunes artistes, est véritablement une chance pour la promotion de l’initiative et de l’expression culturelles dans notre pays. De la sculpture à la peinture, en passant par les multimédias, tous les domaines des arts plastiques sont représentés et offert des opportunités de formation à plusieurs autres artistes de la sous-région, notamment du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, du Sénégal, etc.
Ce qui fera dire à son directeur, M. Hama Goro, que le centre est unique en son genre sur la scène culturelle de notre pays. Le choix du nom n’est nullement fortuit, explique le patron de la structure. Pour qui, il s’agit de mettre en relief le rayonnement de l’Afrique à travers la richesse de son patrimoine artistique et culturel. « Il fournit un terrain de création fertile aux artistes maliens. Et pour le centre, les échanges de l’intérieur et de l’extérieur s’inscrivent dans une continuité plutôt qu’une rupture.
L’importance des échanges est primordiale particulièrement pour les jeunes artistes où l’ouverture sur le monde semble être une nécessité, tant en terme de perspectives économiques que de curiosité intellectuelle » a déclaré le directeur de la structure au cours de sa rencontre d’échange avec les hommes de média. A en croire M. Hama Goro, de sa création à nos jours, les activités du centre se sont concentrées sur des problématiques et des enjeux contemporains, tels que l’environnement et le besoin de réalisation et de recyclage ; l’échange culturel sud-sud ; la transformation des matières traditionnelles comme le bogolan et son impact culturel.
Le centre met également sur pied, poursuit M. Goro, des ateliers de formation et de renforcement des capacités en multimédia et en arts plastiques, ainsi que des ateliers, des discussions et des débats concernant les problématiques et enjeux de l’art et la société contemporaine. Pour le responsable de la structure, qui regrette que l’une des principales difficultés du centre soit liée au financement de ses activités et au manque d’autonomie financière, plusieurs activités sont inscrites en perspective dans le programme d’activités 2007-2008.
De l’avis de M. Goro, l’exercice à venir ambitionne en effet, en partenariat avec la structure « Art Collaboraty » de mettre l’accent sur le renforcement des capacités des ressources humaines à travers une série de formations des artistes plasticiens, notamment les femmes, à l’utilisation des logiciels graphiques. Cette initiative devra aboutir à court terme à l’instauration de cinq prix qui porteront les noms des femmes célèbres du Mali et de l’Afrique de l’Ouest.
La direction du centre « Soleil d’Afrique » projette aussi la tenue d’un festival international en image virtuelle. Une vraie opportunité pour le Mali à cette occasion, qui deviendra le carrefour des échanges commerciaux à travers les produits artistiques.
Comme pour dire que si le centre n’existait pas, il aurait fallu le créer, ce, afin de donner un contenu à la promotion et à la valorisation des initiatives et des expressions culturelles à travers les arts plastiques.
Issa Fakaba SISSOKO
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