Bakary Konimba Traoré réveille les vieux démons !
jeudi 31 juillet 2008 par Alou Daou
En effet, selon le 3ème vice président du parti du tisserand, l’héritage politique, la culture politique, l’expérience politique, les leçons tirées de l’histoire politique, et le parcours des partis politiques, face à la conquête du pouvoir et son exercice l’autorise à dire que le RPM, reste fidèle à l’esprit et à la lettre des textes qui l’ont porté sur les fonds baptismaux. Cela dans l’optique de contribuer et de bâtir une nation prospère démocratique. Une nation qui offre à la majorité de ces citoyens et citoyennes les meilleurs conditions de plein épanouissement intégrante de l’être humain dans un processus de construction dynamique, intelligente, structurante de la démocratie réelle vraie et non factice comme cela est encore le cas, a-t-il déclaré.
Ainsi, Bakary Konimba Traoré n’a pas hésité de traiter la démocratie malienne comme démocratie factice.
Parole politique ou d’opposition ?
Difficile de répondre à cette question.
Mais ce qui est sûr c’est que le Mali est cité comme l’un des pays d’Afrique les plus avancés dans la promotion de la démocratie, par des partenaires internationaux. Abordant les conditions dans lesquelles le Rassemblement pour le Mali (RPM) a été crée, Bakary Konimba Traoré dira qu’ils ont rompu avec l’ADEMA pour non respect de l’éthique et de la morale en politique. Ainsi ajoutera-t-il, « fut suivi la création d’un groupe parlementaire de 38 députés indépendants à l’assemblée avant même la naissance du parti, la création de l’alternative 2002, la création du Rassemblement pour le Mali le 30 juin 2001, les élections de 2007. »
M. Traoré dira aussi que la validation par le bureau politique du cadre de concertation crée entre la direction du bureau politique national et le groupe parlementaire RPM est considéré comme une croissance du parti. Pour Bakary Konimba Traoré, la force et la porté de l’action à partir de l’assemblée Nationale pour construire la démocratie, doter le pays des lois qui préparent et garantie l’Etat de droit, le contrôle de l’action gouvernementale suffisent à convaincre que le parti avait eu raison de créer un cadre de concertation en son temps qui reste valable entre le bureau politique national et le groupe parlementaire. Fidèle aux principes fondamentaux de la vie politique du parti, et y égard à ses statuts et règlement intérieurs, le parti s’est résolument engagé dans la voie d’une opposition constructive, vigilante et responsable, a soutenu le 3ème vice président du RPM.
Par ailleurs, le président du groupe parlementaire du RPM, Moriba Keita, dira qu’il n’y a jamais de mal entendu entre la Direction du Parti et le groupe parlementaire.
Mieux soutiendra-t-il, « les députés se sont toujours efforcés de tenir compte des prises de position à l’Assemblée nationale et la direction quand à elle n’a jamais tenté de mettre les parlementaires dans un carcan. » Avant d’ajouter qu’au sein du groupe parlementaire, les discutions ont été faites en terme d’amitié, de courtoisie et de respect mutuel. Pourtant, d’autres sources signalent que des députés ont quitté le hangar du tisserand en plein mandat.
Comment peut-on expliquer cet état de fait ?
Ce n’est pas tout. Loin sans faut. On se rappel qu’en 2002 que le Rassemblement pour le Mali (RPM) était la deuxième force politique du pays avec plus de 40 députés à l’Assemblée nationale. Mais aujourd’hui le parti a à peine 11 sièges.
Le hangar du Tisserand se désagrégerait-il ?
Alou Daou
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