De Ouoyowanyanko à Dioulafondo et à Kourémalé, la nouvelle de l’arrivée d’une usine de biocarburant n’a laissé personne indifférent. Tout le mandé est désormais en liesse en attendant la concrétisation de ce projet porteur de tous les espoirs. En effet les populations du Mandé depuis 1960, étaient dans le dilemme mais nourrissaient l’espoir d’avoir une hypothétique usine.
C’est désormais chose faite, ou presque. Car depuis une semaine, les promoteurs de cette usine sont en visite de terrain, pour la mise en œuvre du projet. Parmi ces émissaires figure un des nôtres. Il s’agit d’Amadou Jean Traoré, et ses coéquipiers français : Grégoire Tomatis et Guillaume Provini, tous diplômés de droit des affaires. Ils ont été introduits au Mandé par l’honorable Député Lanceni Balla Keïta.
Il faut rappeler que les promoteurs de cette usine avaient le choix entre deux sites pour implanter leur usine. Il s’agit de la zone Ségou (office du Niger) et le Mandé. Mais c’est le Mandé qui sera finalement retenu. L’Usine va traiter les graines de pourghère « bacani » appelée encore Jatropha pour produire du gas-oil moins cher. Ainsi le litre de gaz-oil coûtera 400 F CFA, contre 525 F CFA actuellement. Le coût du projet est évalué à 3 700 000 Euros soit 2,5 milliards F CFA. Le démarrage des activités est prévu pour le 2è semestre de l’année 2008. Pour l’opérationnalisation du projet, il est prévu dans un premier temps, l’aménagement de 2000 ha pour la culture de cette plante, puis dans un second temps 100 000 autres ha. L’usine emploiera 500 ouvriers agricoles pour la plantation des jeunes pousses, 60 ouvriers agricoles pour l’entretien des plantes, 72 autres agents (superviseurs, superviseurs Adjoints, chauffeurs, mécaniciens, infirmiers etc.) Sa capacité de production sera de 25 tonnes de graines/ jour.
Le gaz-oil produit sera vendu à l’Energie de France, à EDM, aux communautés villageoises disposant des groupes électrogènes, des moteurs à eau ou des moulins à grains. Elle sera implantée dans la commune de Siby, au bord de la nouvelle route bitumée BAMAKO – Kourémalé. Le tourteau issu des graines servira de fumier pour les champs. Sur chaque hectare, il est attendu une production de 5 tonnes de graines.



