Bientôt, l’Afrique à Dublin pour l’interdiction des sous-munitions
dimanche 20 avril 2008 par Jean Pierre James
Cette rencontre est organisé par la Coalition internationale contre les sous-minutions (CMC). Mais, en prélude à ces assises de Dublin, une réunion (s’inscrivant dans le processus d’Olso, lancé en février 2007), a eu lieu à Livingstone en Zambie, les 31 mars et 1er avril 2008. L’objectif était d’assurer qu’un maximum d’Etats africains soit présent à la conférence Dublin.
Au terme de cette rencontre de Dublin, une interdiction historique des bombes à munitions sera négociée et conclue. Mieux, les assises de cette rencontre aboutiront au plus important des traités de désarmement de cette décennie. Mais, cette démarche trouve déjà que les pays africaines ont déjà adopté une position ferme pour défendre un traité qui, non seulement interdira l’utilisation, la production, le stockage et le transfert des bombes à minutions.
Aussi, cet accord fournira un soutient aux victimes et assurera la dépollution des territoires affectés.
A ce jour, 19 Etats Africains ont formellement soutenu la déclaration de Wellington, qui est la base de futures négociations à Dublin. Au nombre de ces pays, on peut citer entre autres : l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Angola, la RDC, le Ghana, le Kenya, la Sierra Leone, le soudant, et le Mali. Les bombes à sous-minutions ont été utilisées dans au moins 30 pays et territoire Africains (Ethiopie, Soudan, Tchad, Ouganda etc.). Pire, l’Egypte et l’Afrique du Sud produisent des bombes à sous-minutions et au moins 14 pays africains stockent ces armes.
Ainsi, lors d’une réunion à Belgrade en octobre 2007, l’Ouganda a été le premier pays africain à déclarer qu’il allait détruire ses stocks. Et depuis, le pays a annoncé qu’il allait accueillir une réunion panafricaine après les négociations de Dublin, pour rallier le soutien des États de la région à la conférence de signature du traité à Oslo, en décembre 2008.
En clair, le continent africain a été et demeure ravagé par le fléau de mines antipersonnel. Et en stoppant aujourd’hui la prolifération des bombes à sous-minutions, cet effort mondial fournit une opportunité unique d’empêcher une crise humanitaire encore plus grande. S’agissant de notre pays, le Mali, toujours considérés comme un havre de paix, a aujourd’hui son septentrion qui est miné par des mines antipersonnel, fourrés dans la terre par les rebelles. Et cela, depuis l’attaque de Tizawaten. Et le plus dur qui reste à venir est de détecter ces bombes et de les détériorer.
Présent dans 60 pays, la Coalition internationale contre les sous minutions (CMC) est un réseau de plus de 250 organisation de la société civile qui sont engagés dans la protection des civils, face aux effets des bombes à sous-minutions. Cependant, face à la recrudescence de l’insécurité dans le monde, les membres travaillent ensemble à une campagne internationale qui appelle les Etats à signer un nouveau traité international interdisant les bombes à sous-minutions, d’ici la fin 2008. Et le représentant de l’organisation ( la CMC) dans notre pays est le confrère de la Radio Liberté, Amadou Maïga.
Jean Pierre James
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