Bientôt, son troisième album « Dakan » sur le marché
mercredi 9 janvier 2008 par Salimata Fofana
Le Quotidien de Bamako : Qui est Ami Sacko ?
Ami Sacko : Je suis Ami Sacko, née à Kayes. Fille de Souaïdou Sacko et de Haby Kouyaté. Petite fille de Niamakourou Sacko. Je suis mariée à Bassékou Kouyaté et j’ai trois enfants.
Pouvez-vous nous parler un peu de votre début dans la musique ?
Je peux dire que je suis née dans la musique parce qu’on m’a raconté que mon père a fait de la musique dans les années 1972. Cela trouvait que je n’étais pas encore née. A cette époque, il faisait parti de l’Orchestre « Goffé Star de Kayes ». En ce moment, il travaillait avec Harouna Barry et Kardjigué Laïco Traoré de l’ORTM. Actuellement, ma grand-mère paternelle, Niamakourou Sacko, est la présidente des griottes à Mahina. Ma tante Fanta Sacko qui vit actuellement à Dakar est griotte et évoluait dans une troupe au Sénégal. J’ai même passé sept années chez elle. C’est donc, pour dire que je chante depuis mon enfance.Après l’obtention de mon Diplôme d’Etudes Fondamentale (DEF), je suis allée à l’Institut National des Arts.
Avez-vous combien d’album sur le marché et les différents thèmes abordés dans vos chansons ?
J’ai deux albums sur le marché. Mon premier album « M’Ben » est sortie en 1997 et le deuxième en 2002 « Maliden ». Mon troisième album sera probablement sur le marché au mois prochain. Dans mes chansons j’aborde des thèmes tels que la lutte contre la pauvreté et la sécheresse, l’amour, les femmes, planning familial, les enfants entre autres. Je reconnais que les gens m’ont connu dans mon morceau Maliden.
Vos chansons proviennent-elles de vos propres inspirations ou sont-elles empruntées ?
Ce sont mes propres chansons. Depuis que j’ai commencé la musique, mes chansons viennent de mes propres inspirations. Mais en ce qui concerne mon nouvel album qui sera sur le marché le mois prochain, il est composé de deux albums, l’un moderne et l’autre traditionnel. Le dernier sera sur le marché dans quatre ou cinq mois. Cet album traditionnel, sera uniquement composé des anciens morceaux.
Avez-vous eu des trophées dans le cadre de votre musique ?
Oui, c’était à Ségou où j’ai eu un trophée lors d’un concours « découverte jeune vedette ». Nous étions plus d’une cinquantaine de jeunes artistes à participer à cette compétition et j’ai été classée 2e. Pouvez-vous nous dire deux mots sur la piraterie ? Si les gens cessent de pirater nos cassettes, ce sera bien. Parce que nous avons lutté pour cela et rien à faire. On n’a organisé des marches et produit des chansons pour sensibiliser les gens mais cela continue toujours. Si un jour, la piraterie est combattue, les artistes seront contents.
Vos difficultés ?
Lorsqu’on travaille, il y a toujours des difficultés. Je ne peux pas dire que j’ai rencontré des difficultés. Mais, souvent ce n’est pas facile surtout avec la composition des chansons. Il faut bien inspirer pour que le public puisse t’apprécier. Dans la vie artistique, il se passe toujours de cette manière. Parce que tu ne peux ne pas plaire à tout le monde. Cela peut être l’une des difficultés aussi. Maintenant je peux dire Dieu merci car mes parents m’ont toujours soutenu. Mon mari m’aide également beaucoup. Grâce à ma musique, j’ai pu voyager à travers le monde. Aussi, j’ai eu l’occasion de faire des featuring (duos) avec des grands artistes. Le festival des voix de femmes a été aussi une des grandes découvertes pour moi. Parce que j’ai fait la rencontre avec des grands artistes. C’est pour dire qu’on peu rencontrer des difficultés mais aussi des opportunités.
A part votre nouvel album qui sera très bientôt sur le marché, avez-vous d’autres projets ?
Oui, j’ai beaucoup de projets. Comme je travaille avec mon mari, il a créé un groupe musical dont je suis la principale chanteuse. Actuellement, on fait une pose de deux mois et après nous continuerons les tournées.


