Plutôt qu’un limogeage du gouvernement Modibo Sidibé, Mme Bah Fatoumata Nènè Sy a tout simplement quitté le bateau de son propre gré. C’est la conclusion à laquelle Le nouvelliste est parvenu, après un temps d’enquête sur le dossier.
L’histoire, nous le savons maintenant, tient à 1 fait majeur : Mme Bah Fatoumata Nènè Sy n’était plus au diapason de son collaborateur Abou Bacar Traoré, ministre des finances. Entre ce dernier et l’ex locataire de l’immeuble d’Air Afrique, le climat n’était plus à la joie. Tout concourait à rendre cette situation insoutenable pour la pauvre dame, pour qui sait que le premier ministre Modibo Sidibé n’est pas resté impartial dans l’affaire.
Mme Bah Fatoumata Nènè Sy, pour s’être faite AS dans la gestion d’un certain nombre de dossiers du pays, a fini par se transformer en une épine qu’il fallait d’urgence extraire de certains pieds.
Ces dossiers sont aussi importants qu’ils concernaient les rapports du vérificateur général, la révision du rapport qui lie l’Etat malien à certains opérateurs économiques au dos large, surtout ceux actifs dans le secteur des hydrocarbures ; la révision du protocole de collaboration entre l’Etat et des partenaires miniers, particulièrement dans le domaine des recherches actuelles sur le sol du Mali. Voilà une série de préoccupations à laquelle Mme Bah Fatoumata Nènè Sy tenait fortement, et voulait, par conséquent, qu’un traitement rigoureux leur soit accordé, non sans son implication.Pour être clair, disons que la bonne dame avait fait de son cheval de bataille la bonne gouvernance et le bien être des maliens.
Voilà pourquoi, elle a fermement voulu que les enquêtes du Végal servent enfin à quelque chose et que l’Etat cesse de se comporter en victime résignée ou en prisonnier de certains opérateurs économiques du pays et de certains opérateurs miniers, qui exploitent ou qui cherchent à exploiter nos ressources, contre des miettes. Décidément, Mme Bah Fatoumata Nènè Sy a du mettre le doigt là où beaucoup de ses pairs et autres collaborateurs feraient vite de s’en éloigner, s’il n’empochait pas leur petite part du butin pour se tirer en vitesse. Par ailleurs, s’agissant du bien être du citoyen, Mme Bah Fatoumata Nènè Sy se battait pour la révision des salaires des fonctionnaires à 15 voire 25 %, car, elle estimait que la cherté de la vie ne permettait point aux maliens de vivre avec son maigre salaire.
Sur un autre plan, n’avait – elle pas fait de la Cimenterie de Diamou une de ses priorités ?
Bien sûr que oui, Mme la ministre était même en passe de signer un protocole d’accord avec des partenaires indiens comme West African CEMENT Sa, dirigé par M. Mudapra Surendra, qui s’est engagé à construire une cimenterie au Mali, capable de produire 1 million de tonne en sa première année d’activité.
Femme difficile à manœuvrer, doublée d’une autre vision du concept de responsabilité, Mme Bah Fatoumata Nènè Sy était devenue une épine à soustraire du pied à n’importe quel prix. La raison est toute trouvée, surtout que les collisions entre les deux ogres du gouvernement - Finances (Aboubacar Traoré) et Economie – Industries – Commerce (Mme Bah Fatoumata Nènè Sy) - devenaient de plus en plus fréquentes. De là à parler d’incompétence, il y a un océan qu’il faut traverser.
A propos d’incompétence, nous allons revenir sur le passage de Mme Bah Fatoumata Nènè Sy à la tête de l’économie, de l’industrie et du commerce de notre pays, pour vous dire un peu ce qu’elle a pu poser comme actes.
A suivre.



