Du sommet de l’Etat jusqu’au dernier paysan du village, tout le monde s’implique davantage.
L’Etat pour atteindre l’objectif a accordé une exonération sur les intrants agricoles, la mise à la disposition des semences ont mobilisé et continue de mobiliser les producteurs agricoles autour de l’initiative.
Le Ministre de l’Agriculture, Pr Tiémoko Sangaré lors d’une visite à l’Usine de production d’engrais Toguna Agro industrie avait indiqué que les engrais exonérés sont strictement destinés à la production du riz. Il avait insisté sur la ferme volonté de son département à relever le défi. Du côté des producteurs l’adhésion est sans réserve.
C’est pourquoi il n’est pas rare de voir les riziculteurs individuellement ou collectivement exprimés leur attachement à cette cause nationale. Même la presse n’est pas demeurée en reste.
Aujourd’hui, bon nombre d’observateurs s’interrogent cependant sur les implications de cette heureuse initiative.
Ses contours ont-ils été cernés ?
Tous les paramètres pour sa réussite ont-ils été bien pensés ?
Il est hasardeux de répondre par l’affirmative car personne n’a posé la question de savoir si les riziculteurs ont suffisamment de céréales pour se nourrir d’abord avant de travailler pour booster la production du riz à hauteur de souhait.
Ventre crête n’a point d’oreille, a-t-on coutume de dire.
En dépit de leur volonté de faire et même mieux faire, le risque de voir beaucoup de producteurs s’arrêter en cours de route n’est pas à écarter.



