Cette dernière signature sera-t-elle réellement la dernière ?
mercredi 23 juillet 2008 par Youssouf DIALLO
Outre la signature de ce cessez-le-feu, les parties se sont engagées à trouver une solution à la question des familles réfugiées dans la région frontalière. Ils ont également abordé la question des prisonniers des deux côtés.
S’il faut se réjouir de ces deux derniers points, le cessez-le-feu paraît aux yeux de bon nombre de nos concitoyens et de nos soldats comme un accord de façade. Pour rappel, le nord de notre pays est devenu le théâtre d’affrontements réguliers entre les forces armées Maliennes et les rebelles de l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement.
Des camps de l’armée ont toujours fait l’objet d’attaques de la part des rebelles, causant chaque fois des blessés, morts et des pertes matérielles du côté de nos soldats.Face à cette situation devenue insoutenable, l’armée malienne a décidé de changer de fusil d’épaule pour répondre à la rébellion et avec la manière.
Ce fut à la guerre comme à la guerre.
Plusieurs bases et moyens de la rébellion feront les frais de cette nouvelle option de l’armée malienne, qui seront purement et simplement réduits en cendre par nos forces.
Aussi, face à l’ampleur des attaques de la rébellion, le chef suprême des armées Maliennes, au cours d’une conférence de presse, n’est pas allé par mille chemins pour faire comprendre à la rébellion son intention d’en finir pour de bon.
Face à la question, ATT est allé jusqu’à autoriser nos soldats à anticiper les attaques.
En clair, il s’agissait pour le chef suprême des armées d’en découdre avec les apatrides, qui ont pris des armes contre leur pays. Cela, en violation flagrante des accords d’Alger, des accords qu’ils avaient signé en juillet 2006 avec le gouvernement de la république du Mali.
Alors question : En prenant les armes, en violation des accords d’Alger, les rebelles de l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement n’avaient-ils pas fait preuve de leur mauvaise foi, quand on sait que sur les 18 points de ces accords, 15 avaient été satisfaits ?
En tout cas, le cessez-le-feu signé en début de semaine par le gouvernement de la république du Mali et l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, n’est pas forcement de nature à rassurer nos forces, surtout que ce n’est pas la 1ère fois qu’un accord est signé et piétiné par la suite.
Cette dernière signature sera-t-elle réellement la dernière ?
Voilà pourquoi, des citoyens, interrogés sur le sujet, estiment que Bahanga et les siens sont entrain de jouer au plus malin, en signant un accord qu’ils sont certains de piétiner aussi vite que l’occasion se présentera. En tout cas, de sources proches du nord nous rapportent que cet accord est à prendre avec la plus grande prudence.
Selon les mêmes informations, nous avons appris que plusieurs de nos soldats auraient quand même préféré continuer sur leur lancée en attaquant les bases d’Ibrahim Ag Bahanga, histoire de le capturer et le traduire devant la justice. Sur le même sujet, certains de nos soldats déclarent : « les rebelles font de la diversion, ils ont signé cet accord de cessez-le-feu pour se préparer et après ils vont venir nous attaquer et au finish c’est nous qui supportons les coûts.
En tout cas nous allons les attaquer quand c’est nécessaire ».
Doit-on en vouloir à ce soldat quand on sait qu’après l’accord d’Alger, il y a eu des attaques ?
Vraiment, il y a de quoi se méfier.
Youssouf DIALLO
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