Cette fabrique de chômeurs !
dimanche 21 septembre 2008 par Youssouf Coulibaly
En effet, ces sections que composent la FLASH sont à leurs tours composées de sous-sections comme par exemple : la section sciences sociales qui englobe les sous-sections : sociologie, anthropologie, philosophie, sciences de l’éducation. Malgré ces nombreuses spécialités qu’on peut rencontrer dans cette faculté, et qui ont été à la base du progrès des pays développés, notre pays en tant que pays pauvre ne semble pas encore au niveau de développement qui puisse entraîner leur besoin.
C’est ainsi que nous pouvons constater aujourd’hui que les sortants de la FLASH sont moins sollicités lors des demandes d’emploi. Des milliers d’étudiants sortent par promotions et ne trouvent pas preneurs sur le marché de l’emploi. Pire, l’Etat qui les forme à des coûts exorbitants se fout d’eux.
Un exemple frappant en la matière est que dans les concours de recrutement à la fonction publique, beaucoup de ces filières ne sont même pas demandées et ceux qui le sont, ont des quotas à faire ricaner un âne. A ce titre un cas nous brûle l’esprit, en occurrence le recrutement des administrateurs de l’action sociale.
Pour le concours de ce corps, ce sont des milliers de diplômés de filières différentes, à grande majorité FLASH, qui postulent pour souvent deux ou trois postes à pourvoir.
Comme quoi, le ridicule ne tue plus ! Dans de telles conditions vaut mieux ne même pas les faire concerner, comme le tout récent concours, que de les convoquer pour les ridiculiser.
Fuyant le malheureux destin, beaucoup d’étudiants de cette faculté préfèrent se ruer sur l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP), histoire d’aller se spécialiser afin de se cramponner à un gagne-pain de professeur quelque part, et là encore, tant pis pour ceux dont leurs spécialités n’ont pas de correspondance à l’ENSUP, leur permettant d’être candidats au concours d’entrée à cette grande école, tel que les sociologues, les anthropologues etc.
C’est vrai que la section sciences sociales fournit les meilleurs spécialistes, dont la priorité est le terrain. Mais la plupart de ces anthropologues, sociologues, psychologues, philosophes, et autres éducateurs, n’ont que leurs « grins » de thé pour s’occuper à leur sortie. Une aussi triste réalité aux antipodes des promesses excitantes qui leur sont faites à leur arrivée à l’université. Le genre d’école que nous avons aujourd’hui et qui discrédite davantage les sortants de cette fac, fait que même les ONG qui sont censées être intéressées par ces fruits, ne se bousculent pas devant cette usine.
Et puisque c’est ainsi, des questions nous brûlent la tête : Pourquoi des filières sans lendemain ?
Si nous savons que les spécialités enseignées dans cette faculté ne servent pas pour le moment notre pays, pourquoi ne pas revoir notre politique de formation au niveau supérieur ?


