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Coup d’envoi officiel ce vendredi

Biennale artistique et culturelle à Kayes

jeudi 23 octobre 2008 par Issa Fakaba SISSOKO

Pour l’occasion, une brochette d’activités aussi diverses que variées sont inscrites au programme, et ouvriront le bal en attendant le grand jour.

C’est en principe ce vendredi 24 octobre que la capitale des rails devra abriter la cérémonie de lancement officiel des manifestations marquant la célébration de l’édition 2008 de la biennale artistique et culturelle devant se tenir à Kayes du 20 au 30 décembre prochains. Pour ce importante cérémonie, qui marque un avant goût de la plus grande manifestation artistique et culturelle de notre pays, le ministre de la culture M. Mohamed El Moctar, avec les membres de son cabinet, notamment de la Direction nationale de l’Action culturelle (chargée de la supervision technique), sera à Kayes aux côtés du président de la Commission régionale d’organisation, le colonel Mahamane Maïga à qui le gouverneur de la région de Ségou a remis officiellement le fanion en juin dernier.

Après ainsi Bamako en 2003, Ségou en 2005, la première région a cette année la lourde responsabilité de recevoir la diversité culturelle. Au programme de cette cérémonie de lancement officielle un concert géant est attendu avec la participation d’artistes de grande renommée comme Djénéba Seck, Habib Goïté, Baba Salah, etc.

Activité majeure du ministère de la culture, la biennale constitue le carrefour de l’expression artistique et de la diversité culturelle. Cadre de rencontre et de dialogue entre les jeunes et les acteurs culturels des huit régions du pays plus le district de Bamako, la biennale a été créée en 1958 sous le nom de « Festival africain de la jeunesse ». En 1962, elle se réduit à la dimension nationale pour prendre le nom de « Festival national de la jeunesse ».

De 1963 jusqu’en 1970, la manifestation exista sous l’appellation de « Semaine nationale de la jeunesse ». A partir de cette date (1970) jusqu’en 1988, elle s’érige officiellement en « Biennale sportive, artistique et culturelle ».

Dès lors, ce fut une longue période d’inexistence jusqu’en 2001 où, grâce à l’ancien ministre de la culture, M. Cheick Oumar Sissoko, la manifestation renaît sous le terme de « Semaine nationale des arts et de la culture ». Devenue biennale, elle s’inscrit en droite ligne de la volonté des plus hautes autorités de notre pays d’en faire un facteur de développement pour la localité qui l’abrite, de renforcement de l’unité nationale et de la cohésion sociale. L’idée de la décentralisation de l’évènement, nourrie par les autorités dans le but de responsabiliser davantage les régions, a donné sa première expérimentation en 2005, heureusement réussie, par la région de Ségou.

Kayes pourra-t-elle relever le défi de cette organisation ? Pour le directeur national de l’action culturelle, M. Kora Dembélé, qui nous a récemment accordé un entretien, l’état satisfaisant de l’évolution des préparatifs permet d’y croire. Et les campagnes de sensibilisation et autres cadres de concertations instaurés par le gouverneur de la région, président de la Commission régionale d’organisation, ont amené les populations à s’approprier de l’évènement. Quant aux infrastructures de spectacles, les chantiers des deux salles, dont la réception sera faite très prochainement, connaissent une évolution assez satisfaisante. Il s’agit notamment de la nouvelle salle Massa Makan Diabaté, d’une capacité de 1.000 places, située à l’ouest de la ville non loin de la station radio télévision.

Quant à la salle du « Carrefour des jeunes », située à quelques courses de la gare ferroviaire, elle est en rénovation et peut contenir environ 300 personnes.

Aussi, au plan accueil, depuis l’annonce de la tenue de l’évènement dans la région, trois nouveaux hôtels ont vue le jour, dont deux (le Logo Bis, et le Thiéba 2) seront bientôt réceptionnés. La construction de ces infrastructures hôtelières, le coup de fouet donné au secteur du tourisme qui connaîtra un essor remarquable au cours des deux semaines et au-delà, la rénovation et l’électrification des salles de classe des écoles devant abriter les troupes, la concrétisation (bientôt) du projet de construction d’un village des festivaliers, l’assainissement et l’embellissement de la ville amorcés, l’impact sur le transport et autres petites affaires pour les artisans participants à l’exposition artistique prévue, la présence désormais de salles de spectacles répondant aux normes exigées, etc, sont autant de retombées sur la ville qui participent à atteindre l’objectif des organisateurs de faire de la biennale un facteur de développement socio-économique de la région. D’où cet avis du directeur national de l’action culturelle, que la biennale est bel et bien rentabilisée et constitue une véritablement opportunité pour la région qui l’abrite.

« Le caractère tournant de l’évènement s’inscrit justement dans cette dynamique. Faire profiter à toutes les régions, cultiver davantage le sentiment d’appartenance à un même pays, favoriser la circulation des artistes et de leurs œuvres, sont entre autres les objectifs clés recherchés par cette manifestation », nous a confié le directeur national de l’Action culturelle.


 

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