D’anciens camarades d’IBK créent un parti politique ambitieux
lundi 5 mai 2008 par Abdoulaye Diakité
Un parti de trop sur l’échiquier politique, qui en compte plus d’une centaine ?
Non, en ce sens que ce nouveau parti, loin d’être comme les autres, est porteur de grands espoirs pour le peuple malien tout entier, car, il regroupe des fils et des filles de ce pays, conscients de leur mission historique, de leur devoir envers leur pays et leurs concitoyens, et qui ont une ambition certaine de faire de leur pays un modèle de développement économique et social, un parti qui entend se mettre au service de cette noble ambition. Ces fils et filles se recrutent dans divers horizons de notre paysage politique et à travers les coins et recoins du pays tout entier. Avec comme chef de file l’ancien ministre et ancien secrétaire chargé des questions électorales du Rassemblement Pour le Mali (RPM), cela jusqu’au dernier congrès de cette formation politique, l’Union pour le Développement du Mali (UDM Jaama Ka Wassa) regorge d’anciens camarades d’IBK, qui ont eu le choix de débarquer du navire RPM, qui était tanguant, avant qu’il ne devienne encombrant pour ses géniteurs.
Ceux-ci est d’autant plu vrai que IBK lui-même, tout en se rendant compte qu’il dirige désormais une coquille vide, est enfin disposé à faire un come-back dans son parti d’origine, l’ADEMA PASJ.
Ces nouveaux loups qui viennent ainsi sur l’échiquier politique national sont composés de certaines fugures déjà bien connues dans les grins politiques du pays. C’est ainsi qu’on retrouve l’ancien leader estudiantin et ancien secrétaire à l’organisation du bureau national de la jeunesse RPM, Paul Ismaël Nana Boro. Ce dernier nous a indiqué le samedi dernier que c’est une question de vision politique qui l’a amené à claquer la porte des Ttisserands pour adhérer à ce nouveau parti. Mais il n’est pas le seul à être dans cette situation : plusieurs autres cadres comme Daouda Moucoro de Tominian, Makan Sissoko, le président des syndicats des collectivités du cercle de Dioïla, tous des anciens cadres du RPM, ont décidé de quitter les tisserands. Ces nombreux poids lourds venus du RPM de Ladji Bourama sont accompagnés par Seyba Traoré venu de la famille des Tigres (MPR) ; du pasteur Mahamadou Traoré dit Emmanuel, ancien international du Stade malien de Bamako ; et de beaucoup d’autres têtes de proue bien connues dans la famille politique malienne. Quant à Ousmane Amion Guindo, il ne figure pas pour le moment dans l’instance dirigeante du parti. Peut être se retiendra-t-il jusqu’au congrès constitutif du parti, ou suivra-t-il la tactique de Soumaïla Cissé de l’URD, en devenant président d’honneur ?
C’est bien lui qui vient d’essuyer des rafales de la part d’IBK et de ses compagnons lors d’un atelier récemment organisé à l’hôtel Laïco, ex-Kempeski, sur la privatisation de la CMDT. Le crime de ce dernier aura été d’avoir reconnu publiquement le bilan positif du premier quinquennat du président de la République, Amadou Toumani Touré. Cette tribune faut-il le rappeler, était offerte à travers un atelier, par le NDI, cet organisme qui exploite la classe politique malienne à travers des séminaires et ateliers, dont les thèmes sont triés sur le volet, en rapport toujours avec l’objet de sa mission au Mali.
Et qui dit que Oumar Mariko, le fauve national, n’a pas raison quand il s’insurgeait contre l’implication de ces organismes dans le jeu politique du pays ?
En somme, Ousmane Amion Guindo et ses camarades qui ont créé ce nouveau parti n’entendent plus se laisser distraire. Ils nourrissent de grandes ambitions pour notre pays, avec une vision qui repose sur les valeurs humaines et sociales multiséculaires qui constituent le fondement et le ciment de notre société, à savoir : la primauté de l’homme, la solidarité, l’égalité, la quête continuelle et la culture de la paix et du bonheur pour tous. Ils s’inscrivent dans le choix désormais irréversible de la culture des valeurs républicaines et démocratiques (liberté, égalité, justice, laïcité, pluralisme politique et expression populaire) comme fondement d’un Etat moderne où tous les fils et toutes les filles du pays pourront fédérer leur énergie, leur intelligence et leur savoir-faire au service du développement économique et social du Mali.
Alors bon vent l’UDM Jama Ka Wassa !
Abdoulaye Diakité
Articles de cet auteur


