Que c’est bon d’être président en Afrique. Qui peut dire le contraire ? Pas moi quand même, ni Roberto Hararé, encore moins Paolo Biyar ou Bakiki du pays des athlètes.
D’ailleurs, comment pouvons – nous voir le sujet autrement, surtout que pour nous autres, l’affaire est simple : modifions la constitution, surtout l’article portant sur la limitation de mandat à la magistrature suprême, afin d’avoir de quoi justifier notre éternelle présence à la tête du pays.
Ou encore, faisons peur aux autres pour les pousser à abandonner la partie.
Bravo Excellence Paolo Biyar, pour votre habileté à marcher sur les textes sans en effacer une partie. Le peuple n’a qu’à crier, les jeunes n’ont qu’à continuer à envahir la rue.
On s’en fout !
L’essentiel est de pouvoir maintenir le cap. Le reste n’est que faits divers. D’ailleurs, de quoi allons nous avoir peur ? Ce n’est pas eux-mêmes qui nous ont porté, tambour battant, à la tête du pays ?
Alors, leurs cris, leurs larmes et leurs paroles, on s’en tape.
Qu’est ce qu’ils croient ?
Derrière nous il y a pleins de gueule largement ouverte pour croquer à belles dents les miettes que nous allons leur jeter. Mais attention à ne pas trop tirer sur la corde.
Là, c’est vraiment dangereux. Souvent, les gens là ne veulent rien entendre et si les choses arrivent à ce niveau, mieux vaut changer de discours, parce que notre langue n’est pas comme une colline qui ne change jamais de place. Bon, pour le moment, point de feu à la maison. Mon ami Paolo tu es bien parti pour réoccuper ton fauteuil, le réoccuper encore et encore.
N’oublie pas d’informer les amis Roberto Hararé, Idrissa N’Djaména de Faya Larjo et le doyen Aladji de Villelibre, etc. Ils sont tous de notre groupe, ensemble, c’est sûr que nous déplacerons une montagne.
Bonne chance mon ami.
On est ensemble.



