Des affaires de détournements de fonds en procès
vendredi 4 juillet 2008 par Markatié Daou
La lenteur judiciaire, autrefois décriée, devient de plus en plus un souvenir. Ce bon point du monde de la justice s’explique surtout par la fréquence des sessions de la Cour d’assises. A moins de deux mois de la tenue de la session de Sikasso, du 10 au 30 avril, voilà que celle de Ségou se prépare activement.
La session de Sikasso a porté sur des affaires de meurtre, vol qualifié, viol, assassinat, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, pédophilie, atteinte aux biens publics, enlèvement de personne et séquestration, attentat à la pudeur, empoisonnement, abandon d’incapable et infanticide. Il y avait aussi des dossiers de crime d’atteinte aux biens publics au préjudice de la CMDT, de l’EDM-SA, de la CNAR et de la BDM-SA. Au menu de la présente qui s’ouvrira dans quelques heures à Ségou figurent six dossiers d’atteinte aux biens publics au préjudice de la BHM, l’agence BDM-SA de Gao, la BNDA, Kafo Jiginew, la Douane et la CCIM, neuf de viol, 3 cas de pédophilie, un cas de trafic d’enfants, un cas de menace de mort et d’incendie volontaire, dix dossiers relatifs aux coups mortels, meurtres et assassinats, 9 cas de vols qualifiés et associations de malfaiteurs et un dossier de prise d’otage.
A la veille de cette session de Cour d’assises en transport à Ségou, l’Avocat Général près la Cour d’Appel de Bamako, Souleymane Coulibaly, exhortera les procureurs de la République et les officiers de police judiciaire à plus de vigilance et de diligence dans le traitement des procédures judiciaires pour empêcher les règlements de compte. Comme prévu, les sessions d’assises prévues cette année se poursuivent normalement aux fins de désengorger les maisons d’arrêt mais aussi pour donner une visibilité à la lutte contre la délinquance financière, fléau que la justice malienne par la charte des valeurs, s’est engagée à juguler.
Il a aussi lancé un vibrant appel aux populations de la cité des Balanzans à suivre régulièrement cette session qui est une chance pour ceux qui n’auraient pas fait de droit. Elle est l’occasion pour les justiciables, poursuivra-t-il, de comprendre beaucoup de paramètres de leur justice.
Markatié Daou
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