Des difficultés financières à vite oublier
dimanche 15 juin 2008 par Abdoul Karim Maïga
Aussi, moins de 10% de la population du pays avaient accès au service de l’électricité moderne.
Ce taux n’atteignait pas 1% en milieu rural. Afin de promouvoir l’électrification en milieu rural, le Gouvernement a créé en mai 2003 l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER). L’AMADER a élaboré un programme d’électrification rurale comportant deux phases : 2004-2008 et 2009-2013.
Pour la réalisation de la première phase, l’Agence a bénéficié de l’appui technique et financier de l’État, de la Banque mondiale, du gouvernement allemand et du Fonds pour l’environnement mondial.
L’état d’exécution du programme d’électrification rurale, de juin 2005 à décembre 2007, pour un investissement estimé à 13 milliards de Fcfa, fait ressortir :
avec l’approche de pré-électrification par plate-forme multifonctionnelle : 64 localités pour une population totale d’environ 116 200 habitants bénéficient des services de l’électricité. Ces localités comptent 7 295 clients qui ont accès à l’électricité et 3 298 foyers d’éclairage public. 64 structures communautaires de gestion des équipements ont été mises en place avec plus de 320 emplois créés.
avec l’approche de projets à candidature spontanée d’électrification rurale : 36 localités pour une population totale d’environ 513 800 habitants bénéficient des services d’électricité. Dans ces localités, 17 305 clients ont accès à l’électricité et 1 202 foyers d’éclairage public sont fonctionnels. 11 entreprises d’exploitation électrique avec plus de 55 emplois permanents gèrent les installations.
Au total, ces réalisations de l’AMADER ont permis de faire passer le taux d’électrification en milieu rural de 1% à 7%.
Ces résultats ont suscité un engouement certain auprès des populations et des collectivités. C’est ainsi que 182 nouveaux projets d’électrification de 651 localités sont en attente de financement.
Cependant, l’AMADER est confrontée à des difficultés dans la mise en œuvre de ses activités qui sont de nature à compromettre l’atteinte des objectifs fixés pour la phase 2, à savoir un taux de desserte de 12% en 2010.
Il s’agit notamment des difficultés d’ordre financier marquées par une situation déficitaire qui ne permet pas de poursuivre le financement de nouveaux projets. Aussi, il a été décidé d’explorer toutes les voies permettant de lever les contraintes en vue de pérenniser les activités de développement de l’électrification rurale, un des facteurs essentiels d’amélioration des conditions et du cadre de vie des populations.
Abdoul Karim Maïga
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