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Des embouteillages et des accidents du fait des bus

CIRCULATION ROUTIERE A BAMAKO

mercredi 18 juin 2008 par Abdoul Karim Maïga

Mais de nos jours, il a été relevé que les bus sont beaucoup facteurs d’embouteillages et provoquent le plus souvent des accidents.

Avant de rapporter sa décision, suite à un soulèvement du syndicat des gros porteurs, le gouverneur du District, dans sa recherche de solutions pour une grande fluidité de la circulation routière à Bamako (dont le parc auto dépasserait 40.000 véhicules) et la diminution des nombreux cas d’accidents, n’avait trouvé mieux que d’interdire, de jour, à travers un décret, la circulation aux gros porteurs qui, pense-t-on, seraient à l’origine de beaucoup d’embouteillages et d’accidents surtout au niveau des carrefours à sens giratoire.

A ce jour, ces nouvelles mesures du gouverneur du District sont loin d’être une panacée. Il est important de constater que même en stationnement, les gros porteurs continuent tout de même de déranger. La plupart des propriétaires de ces engins n’ont rien prévu en termes de point de stationnement fiable pour leurs véhicules.

La bonne trouvaille pour eux, c’est tout simplement de les stationner le long des grandes artères de la capitale.

Il reste entendu que nombre de ces engins sont très mal garés au point de gêner la vue aux automobilistes et autres motocyclistes qui pourraient emprunter le même sens qu’eux. Ce qui peut produire d’innombrables accidents. Par ailleurs, pour parvenir à la fluidité de la circulation, d’immenses efforts restent à consentir. Les gros porteurs ne sont pas les seuls à déranger le trafic routier. Les bus aussi y contribuent énormément. Les dimensions de nos routes ne permettent pas d’adopter le système de bus surtout si ceux-ci doivent se garer à chaque fois pour prendre un client comme le font les minibus. Un seul arrêt des bus suffit pour créer un embouteillage monstre, rendant la circulation impossible. Ceci étant, il est aussi important que Ibrahim Féfé Koné y songe pour espérer gagner son pari.

De nos jours, les bus sèment autant sinon plus d’anarchie que les minibus.

Cela a engendré d’énormes problèmes que personne ne veut remarquer surtout quand on sait que certaines compagnies, à l’image de « Diarra Transport » auraient versé des droits très élevés pour la mise en circulation de leurs bus. De là, résiderait l’explication que les bus ont moins de problèmes avec les policiers de la circulation routière, contrairement aux minibus et aux taxis.

Le parc auto de la capitale évoluant en nombre de jour en jour, il urge du côté du Gouvernorat du District de Bamako de préconiser des solutions globales et durables qui puissent décongestionner la circulation à Bamako et diminuer le taux d’accidents enregistrés à travers la ville.


 

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