Après deux décennies, Oklo Uranium Limited a pris le relais de PNC. Avec son expertise australienne et l’évolution des techniques de recherche, cette société cotée à la bourse a estimé au vu des travaux d’exploration que Kidal est viable. Des indices prometteurs prouvent la présence de l’uranium. Ce sont les autorisations indispensables à la recherche qui sont attendues maintenant. C’est la remise officielle des résultats des travaux d’exploration qui a fait l’objet de cette cérémonie à Hôtel Salam.
Pour arriver à ce résultat, Oklo avait une concession de 19390 Km2 de la zone à explorer, sur cette surface, Oklo a réalisée sur fond propre un levé de géophysique aéroportée sur l’ensemble de la zone. Couvrant 53676 lignes Kilomètres. Ce sont les données du levé collectées qui ont fait l’objet de cette remise. Ces travaux ont pris fin en janvier 2008.
Avant de recevoir, les résultats de ces travaux d’exploration, le Ministre Ahmed Sow, dans un discours introductif a espéré venir au bout de la souffrance majeure des sociétés minières, la crise énergétique au Mali ou son coût élevé. Il n’a pas manqué d’évoquer un chapelet de projet ou bonnes intentions dans le domaine de l’énergie qui vont de l’interconnexion aux nouveaux barrages que sont Taoussa, Felou et Gouina. Ces réalisations doivent appuyer les sociétés d’exploitation minières.
L’appui de la République permet à ces sociétés d’opérer dans des conditions optimales.
Le ministre Sow compte mettre en place dans un futur proche, une société de patrimoine qui portera toutes les parts de l’Etat dans les sociétés minières au Mali. Cette dernière société serait la plus puissante du secteur minier au Mali. Après ces survols des intentions du département des mines, il a remercié la societé Oklo Uranium Limited pour avoir réussi là où d’autres avaient condamné la zone de Kidal.
Pour Ross Boys, le directeur de Oklo, le nord est du Mali, c’est-à-dire l’Adrar des Iforas dispose d’un grand potentiel uranifère, cette zone présente des similitudes avec la zone du Damara, une autre mine à ciel ouvert de Oklo en Namibie. Après cette première phase d’exploration, sa société attend l’autorisation des recherches afin de vérifier les anomalies, de compiler les résultats,issus des prélèvements géophysiques, ce qui pourrait confirmer les résultats des travaux.
S’agissant de Oklo Uranium Limited, M. Boys dira qu’elle porte neuf projets dans le domaine de l’Uranium et que Kidal est son projet majeur. Presentant de multiples similitudes avec d’autres mines d’uranium de la société Oklo, Kidal serait un espoir pour les habitants de la région et le Mali. Le Niger,voisin a bâti sa réputation sur ce minerai. Notre pays aussi peut se réjouir de se retrouver parmi les producteurs d’uranium, source d’énergie par excellence, aussi objet de difficulté entre certaines puissances et plusieurs pays producteurs.
Malgré ces résultats encourageants, des inquiétudes subsistent, la région concernée, Kidal est une zone de banditisme récurrent. L’operateur de Oklo au Mali, MConsulting a entamé bien avant les premiers travaux une sensibilisation des communautés. Cette structure œuvre sur place à travers des manifestations sportives et sociales. L’arrivée de Oklo suscite de réels espoirs, en témoigne le sponsoring de certaines manifestations
A la direction nationale de la géologie et des mines, on estime que le permis de recherche ne prend pas de temps, l’opérateur peut compter sur un maximum de six mois pour l’autorisation de recherche.
Les deux parties, Oklo et la DNGM, ont salué leur entente parfaite, ce qui augure de lendemains meilleurs.



