Radio Steve Bantou Biko l’âme de la liberté.

Devoir de Mémoire : Ali Farka Touré

Il y’a deux ans nous quittait

vendredi 7 mars 2008 par Moustapha Diawara

De son vivant, il a toujours su conjuguer la musique avec son amour pour la terre.

L’adage qui affirme que « la Nation est parfois ingrate a certains de ses valeureux fils » sied bien au cas de cet virtuose de la musique africaine que fut Ali Farka. Sinon, il est inadmissible que l’anniversaire de la disparition de ce grand homme deux ans seulement, soit déroulé dans le silence total.

Qui était l’homme ?

Né en 1939 dans le village de Kanau, près de Gourma Rharous, situé au bord du fleuve Niger au Nord- Est du Mali. Il était le dixième garçon de sa mère mais fut le seul à survivre à l’enfance. Le nom traditionnel qu’on a donné à Ali est « Farka » signifiant « Âne », un animal admiré à cause de sa force et de sa ténacité. Dès l’âge de dix ans, il découvre les joies de la musique en apprenant à jouer de la « gurkel », une sorte de guitare à monocorde, la flûte peuhl, le N’goni et les percussions. En 1956, il assiste à un concert du guitariste guinéen Keita Fodeba : « C’est en le voyant jouer que j’ai juré de devenir guitariste. Je ne sais pas quelle guitare il jouait, mais je l’ai beaucoup apprécié. J’ai senti que je pouvais faire comme lui et que je pouvais le prouver » disait- il. Ensuite il décida de suivre l’écrivain Amadou Hampaté Bâ pour s’inspirer à travers le pays. Musicien professionnel au début des années 60, il fait son premier voyage hors d’Afrique en 1968 à SOFIA (Bulgarie). Il intègre ensuite l’orchestre de Radio Mali, station à laquelle il rendra plus tard hommage dans un album du même nom. Il s’ouvre au monde extérieur, rencontre Ray Charles, Otis Redding et surtout John Lee Hooker celui qui l’influencera le plus à cause du fait que la musique de celui ci est en filiation directe avec le « Takamba » du Nord du Mali. Il sort son premier album « Farka » en 1976 qui lui ouvrira les portes de la France. En 1987 il parcourt le monde avec des spectacles couronnés de succès aux Etats unis et au Japon. Suivie d’enregistrement successif de cinq disques sous le label britannique « world circuit ». en 1991, il partage un duo avec le bluesman Taj Mahal sur l’album « the source ». Ensuite avec le grand guitariste américain Ry Cooder dans le célèbre album « talking Tombouctou » qui lui permettra en 1995 de devenir le premier africain à recevoir le Grammy Award décerné par Recording Academy aux Etats Unis. En 1997, Ali annonce sa retraite et fait un retour à sa passion, la terre. Il consacre dès lors l’essentiel de son temps et de ses ressources à améliorer la situation agricole et sociale de Niafunké en exploitant ses vergers et son champ. Son combat sera récompensé par sa brillante élection comme Maire à Niafunké (Soboundou).

Malgré sa retraite annoncée, il n’a pu échapper aux nombreuses sollicitations pour donner des spectacles et la sortie d’autres albums dont « in the heart of moon » en 2004 avec Toumani Diabaté, album récompensé par un autre Grammy Award en 2006.

Ce deuxième anniversaire de la triste disparition d’Ali Farka donne une fois de plus l’occasion de saluer le parcours de ce grand artiste africain. Dors en paix Mr le Maire.


 

Google

 

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 26004

Site réalisé avec SPIP 1.9.2d + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSRsbiko-Radios-Live   ?

Get Firefox
Adaptation SPIP réalisé par Courcelles Design

Creative Commons License

référencement gratuit
•  référencement  •    positionnement    •  référencement manuel professionnel discount  •
annuaires et moteurs