Du travail à l’éducation des enfants
mardi 22 juillet 2008 par Charlotte KONE
Dans beaucoup de pays, le travail des enfants représente un obstacle à l’éducation. Le programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) estime qu’environ 218 millions d’enfants de moins de 18 ans travaillent. Beaucoup d’entre eux ne sont pas scolarisés et ceux qui essaient de combiner le travail et l’école, courent un risque sérieux d’abandonner celle-ci prématurément.
C’est ainsi que la communauté internationale s’est engagée à ce que d’ici 2015, tous les enfants, garçons et filles, notamment ceux qui ne sont pas scolarisés et ceux qui travaillent, effectuent le cycle complet de l’enseignement primaire.
C’est dans ce même contexte que la CAFO , au cours de la journée mondiale contre le travail des enfants, le 12 juin dernier, a pris l’initiative d’organiser une conférence débat avec comme thème « L’Education : la bonne réponse au travail des enfants ». C’était au centre international des conférences de Bamako le 18 juin. Cette conférence visait à sensibiliser les parents, en particulier les mères sur l’importance de l’éducation de leurs tout-petits, surtout les fillettes.
Ils étaient tous présents à cette conférence-débat, la présidente de la CAFO , le représentant du Bureau International du Travail, le Directeur de la Cellule Nationale de Lutte contre le Travail des Enfants, le coordinateur de Enda Tiers Monde, la présidente de l’APAF/Muso Dambé et la présidente de Femme d’Afrique et de la culture.
D’après les statistiques, le pourcentage d’enfants présents dans les activités économiques en Afrique subsaharienne est le plus élevé de toutes les régions et a atteint 26% ; ce qui représente près de 50 millions d’enfants.
En chiffres absolus, le plus grand continent d’enfants travailleurs se trouve dans la région de l’Asie et le Pacifique, où 122 millions d’enfants de 5 à 14 ans travaillent. Presque 7 enfants sur 10 qui travaillent, le font dans le secteur agricole, alors que 22% travaillent dans le secteur de services et 9% dans l’industrie, dont les mines, le bâtiment, et la fabrication.
En définitive, on ne peut que dire « tous pour du travail à l’école ! ».


