Cette présence de la gendarmerie se justifiait d’une part par le souci de protection des contrôleurs dans leur mission délicate, puisque très souvent victimes d’agressions verbales ou mêmes physiques, mais aussi par les poursuites éventuelles à l’encontre des contrevenants.
La sortie de Samedi, qui s’était focalisée principalement sur le quartier de Niaréla, devait se poursuivre sur tous les autres quartiers à un rythme assez soutenu. Selon les responsables d’EDM-SA, l’objectif final de ce contrôle est de réduire très sensiblement le vol d’électricité et d’eau qui est l’une des causes pricipales du déficit budgétaire de la société. Du côté de la direction de la société, on estime qu’ « en cette période de forte chaleur où chacun a besoin d’eau et d’électricité pour satisfaire ses besoins vitaux, il n’est pas tolérable que certains puissent se donner le privilège de brancher climatiseurs et autres appareils de froid sans payer en retour un sou à la société Energie du mali qui ploie sous les difficultés de tous genres :
renchérissement constant du coût du pétrole, donc renchérissement des coûts de production
déficit hydrologique lié à la faiblesse de la pluviométrie,
déficit de production lié à la hausse de la demande en eau et électricité.
Pendant ce temps, le bon client peine à s’acquitter de sa facture en raison de l’environnement négatif que nous vivons ». C’est pour toutes ces raisons que la société a lancé la croisade contre de telles pratiques et elle espère avec la collaboration de la gendarmerie dénicher les complices de ces vols qu’ils soient à l’interne ou à l’externe. Pour les auteurs de malversations sur les points de livraison, ils seront traduits en justice si c’étaient des bénévoles, et sanctionnés à l’interne s’ils s’agissaient d’agents EDM-SA, sanctions pouvant conduire au licenciement. Dans tous les cas, il faut noter que grâce au concours des éléments de l’adjudant-chef Lassana Tamba KEITA, 5 compteurs ont été enlevés et déposés et beaucoup de convocations remises. A en croire un responsable d’EDM-SA, « si chacun ressentait la fraude comme un mal qui le touche personnellement, nul doute que le phénomène aurait été depuis belle lurette circonscrit, sinon éradiqué ». Comme sanction, on apprend que le fraudeur, au-delà du préjudice moral subi dans son environnement avec la coupure de l’eau ou de l’électricité, sera tenu responsable du montant du préjudice causé à EDM-SA en fonction de l’utilisation faite du vol.
Cependant, les actions de l’EDM SA, rapporte un cadre de la direction de la société, devraient s’orienter aussi vers une plus grande satisfaction de sa clientèle en améliorant l’accueil dans ces agences et en réagissant au plus vite à leurs besoins de dépannage.
En tous cas de pareilles actions citoyennes entre services de l’Etat, si elles sont soutenues et généralisées, seront un gage de moralisation de notre société.
Markatié Daou
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