Family care international-Mali donne des explications
vendredi 1er août 2008 par Dieudonné Diama
Après son mot de bienvenue de la coordinatrice, Mme Kané Fatimata Kané a fait une brève présentation de la mission, des priorités et le travail de FCI au Mali qui y a ouvert ses portes en 2003 avec un projet visant à renforcer la capacité des organisations locales pour plaider pour la prévention du VIH-SIDA parmi les jeunes. La représentante de la direction nationale de la santé a pour sa part affirmé que la mortalité maternelle et néonatale est une tragédie mondiale.
Le Pr Amadou Dolo a fait un exposé sur la problématique de la maternité à moindre risque au Mali. « Donner la vie en Afrique est une véritable Hécatombe », dit le Pr. Selon lui, en Afrique il ya une mortalité maternelle de 529 000 décès/an, soit un décès/Minute dont 265.000 décès en Afrique sub-saharienne, 120.000 en Afrique de l’ouest et du centre. En ce qui concerne la mortalité néonatale, elle est de 4 millions de bébés qui meurent par an au cours des quatre premières semaines de vie, 10.000 par jour, 450 toutes les heures dont 1,12 millions par an en Afrique. En abordant les causes de cette tragédie, Il a énuméré les causes de la mortalité maternelle et les causes des décès néonataux avant d’ajouter les causes de ces décès.
Selon lui ces décès sont dus à une prise en charge tardive des femmes enceintes. Il a aussi touché du doigt entre autres la nuptialité précoce chez les jeunes filles, les grossesses chez les adolescentes, la fécondité élevée, le faible taux d’utilisation des contraceptifs, le faible taux d’accouchements assistés.
Pour le Pr, le manque de personnel médical au Mali, l’insuffisance du budget alloué à la santé seraient certaines causes de la mortalité maternelle et néonatale. Concluant, il dira que la tragédie est inadmissible, la réduction est possible mais cela demande l’implication de tous. Mme Kané fatimta kané, a fait un exposé sur les liens entre la santé des femmes et le développement des nations. L’on retient entre autres de son exposé que la santé d’une femme est essentielle au bien-être de sa famille et à l’économie de sa communauté et de son pays. Car lorsqu’une mère meurt ou est en mauvaise santé, ses enfants risquent d’être plus chétifs et ont moins de chance d’être scolarisés et de recevoir des soins de santé. Un enfant dont la mère est décédée est jusqu’à quatre fois plus susceptible de mourir qu’un enfant qui a sa mère a ses cotés.
C’est pourquoi dira t-elle, les objectifs du millénaire pour le développement(OMD) accordent une place centrale à la santé maternelle et à l’égalité des sexes. Pour elle, le 5ème OMD qui est « améliorer la santé maternelle » est souvent considéré comme le cœur des OMD car s’il n’est pas réalisé, les autres OMD n’ont aucune chance de se réaliser.
Ainsi la conférence tenue à Londres en octobre 2007 sur le thème « les femmes donnent la vie » en vue d’inspirer et de guider les initiatives visant à éliminer les décès liés à la grossesse et à l’accouchement qui se produisent chaque jour dans le monde et qui pourraient être évités. Cette conférence a rassemblé près de 2000 leaders mondiaux représentant 109 pays.
A l’issue des travaux la déclaration suivante a été adoptée : les ministres et parlementaires ont promis de faire de l’objectif du millénaire 5(améliorer la santé maternelle) une priorité majeure des programmes de santé nationaux, régionaux et internationaux.
Les ministres et parlementaires ont pris l’engagement de défendre dans leurs pays un investissement accru contre la mortalité maternelle et d’accélérer l’expansion des services pur la santé maternelle et néonatale.
Dieudonné Diama
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