“Finir avec la rébellion et traduire Bahanga devant les tribunaux”
mercredi 4 juin 2008 par Seybou KEITA
Ainsi naquit ce que nous appelons aujourd’hui “rébellion Touarègue”.
De mai 2005, à aujourd’hui, le nord de notre pays s’est transformé en un véritable enfer, voire le fief d’un groupe d’individus armés qui ne cessent de se réclamer de la rébellion.
Qu’est ce qu’une rébellion ?
D’après nos recherches, la rébellion peut se définir comme une insurrection de personnes, défendant un idéal comme le bien être de toute une communauté.
Meurtrie d’injustices sociales, cette communauté, par le biais d’une forme d’opposition, fait valoir auprès des autorités des doléances concrètes et respectueuses de la constitution de leur nation.
Toutes choses qui sont loin d’être le cas du groupe de bandits dirigé par Ibrahim Ag Bahanga.
Pour notre cas, l’armée malienne est en prise avec un groupe d’individus mus non par une quelconque conviction juste et patriotique mais par le business.
Donc, il ne s’agit là que d’une poignée d’hommes aveuglés par le gain rapide et facile. Alors, les choses sont claires : Bahanga et sa suite ne méritent plus ni la considération, ni le respect du Mali, mais ils doivent plutôt être forcés à comprendre les choses, s’il le faut par la voie des armes. Pour rejoindre Mao Tsé Toung, disons que pour notre pays l’affaire se présente ainsi : « Pour ne plus faire la guerre, il faut faire la guerre ».
Point de négociation avec un fils qui fait recours aux armes et tue ses concitoyens, seulement dans le but de se faire entendre.
En tout cas, aujourd’hui et le peuple et les militaires, semblent vouloir ne rien entendre, sauf : « finir avec la rébellion et traduire Ibrahim Ag Bahanga devant les tribunaux ».
Le ton n’est pas du tout dur, quand on sait que tout cela se passe sous le régime d’un militaire, général de surcroît, qui s’est fait entouré de ses compagnons d’armes, au nombre desquels Modibo Sidibé, Kafougouna Koné, Sadio Gassaman, Seydou Traoré, Lassine Koné, etc.


