Il sectionne le sexe de son enfant pour se venger de sa femme
mardi 19 août 2008 par Markatié Daou
Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 août dernier, Innocent Dembélé, natif de Djibasso (ville frontalière burkinabée avec le Mali) a quitté son domicile à Kabala en compagnie de son enfant de 4 ans, du nom de Romaric Dembélé.
La valise remplie d’habits qui laissait croire que l’homme préparait un voyage, dont il n’avait encore pu réunir les frais nécessaires. Pour y parvenir à sa forfaiture, il s’était rendu à Yirimadio chez un certain Séga Keïta qui était le neveu du propriétaire du chantier, qu’il gardait depuis trois ans.
Ne parvenant pas à convaincre ce dernier sur le bien-fondé de son supposé voyage, Innoncent a dû revenir sur ses pas toujours en compagnie de son enfant. Mais en rentrant chez lui à Kabala, il avait fait escale à Kalaban Coro plateau chez le contrôleur des Douanes, Seydou Djerma qu’il a connu par l’entremise du propriétaire de la maison en chantier.
Il était environ 19 heures lorsque Innocent Dembélé en compagnie de son fils de 4 ans, est arrivé devant la concession du contrôleur des douanes, Seydou Djerma. Il se fait annoncer de la plus affreuse manière.
L’homme avait sorti de ses affaires, une machette qu’il a pris le temps d’affûter avant de traîner son fils dans un coin obscur, où il lui a sectionné une partie du sexe. Des cris stridents et soupirs laissés entendre par le jeune garçon ne pouvaient point laisser indifférents la maisonnée de la famille Djerma et d’autres voisins qui sont vite venus voir ce qui se passait là.
Quelle ne fut la surprise de la famille Djerma de voir que ce soit Innocent Dembélé, qu’elle n’a jamais connue comme forgeron, en train de circoncire seul son garçon ! !
C’est alors que Mme Djerma a vite alerté son mari, Seydou Djerma qui n’était pas encore rentré de l’aéroport, où il venait d’accompagner un ami qui voyageait sur l’Europe. Celui-ci à son tour a demandé au téléphone à un de ses fils d’envoyer de toute urgence l’enfant au centre de santé de Kalaban Coro pour des soins médicaux.
Heureusement qu’il y avait plus de peur que de mal, avait constaté le Major Bakary Samaké. Le coup de machette n’avait tranché que le prépuce du sexe. Mais l’agent de santé n’avait qu’à bien achever le reste de la circoncision.
Cependant, il a menacé l’auteur du premier acte qui n’était personne d’autre que le père du garçon (Romaric Dembélé). L’agent de santé de préciser que la circoncision se fait plutôt par des praticiens spécialistes et avec des instruments appropriés. Venu au CSCOM pour s’enquérir de l’état de l’enfant, bien que rassuré par le Major Samaké, le contrôleur des douanes,, Seydou Djerma a pris la bonne initiative de ne plus laisser partir Innocent Dembélé et son enfant, traumatisé par ce qu’il venait de subir par son père.
C’est ainsi que le douanier leur a demandé de passer la nuit chez lui après avoir payé les soins sanitaires administrés au jeune garçon.
Cette précaution prise par le douanier n’a malheureusement pas empêché celui qui venait de se fondre en excuses devant le médecin de passer à l’application de son ignoble plan de sectionnement du sexe de son fils. Pourtant l’homme avait donné l’impression d’avoir regretté son agression physique sur son propre fils.
Pour convaincre les uns et les autres, « le faux tendre père » ne cessait caresser affectueusement son fils, Romaric. Mais, cette affection n’était qu’une apparence. Car, l’homme gardait sa détermination à sectionner le sexe de son fils pour des raisons qui restent inconnues de tous.
Tard dans la nuit,, alors que tout le monde s’était profondément endormi, il s’agrippa à sa progéniture et lui sectionna une bonne partie de son sexe à l’aide d’un couteau qu’il gardait discrètement par devers lui. Il aurait cette fois –ci étouffé l’enfant afin de l’empêcher de crier au secours.
Parvenu à ses fins,, l’homme pris tout de même le courage de minimiser son crime. C’est pourquoi, aux environs de 5 heures du matin, lorsque l’un des membres de la famille Djerma (s’apprêtant à se rendre à la mosquée pour la prière du Soub (fadjiri), l’a interrogé sur l’état de santé de son enfant, Romaric, il a affirmé haut que ce dernier venait de rendre l’âme. Pendant qu’il faisait de telle déclaration émouvante, l’homme continuait de croquer de l’arachide et de fumer la cigarette comme pour dire qu’il vient de relever un défi. Pris de panique par une telle information, son interlocuteur alerta vite son père, Seydou Djerma qui revenait de la mosquée.
Après vérification de la triste information concernant le jeune Romaric, l’Agent des douanes a aussitôt alerté la Brigade de la Gendarmerie de Kalaban Coro, sise à quelques encablures de là. Les agents de garde, au regard de leur nombre restreint (3 personnes) demandent au douanier de conduire à chez eux le criminel, Innocent pour audition.
Ce qui fut accompli par Seydou et deux de ses enfants. Le meurtrier, Innocent Dembélé fut placé en garde à vue, après qu’il ait reconnu sans ambages les faits à lui reprochés. Le criminel n’a d’ailleurs pas eu honte en affirmant que son acte constitue une réponse à sa femme qui lui nie la paternité de Romaric.
Cette hypothèse avancée par le meurtrier ne serait que fallacieuse.
Car, selon son épouse, Dominique Dembélé, laquelle dit n’avoir jamais connu un homme avant Innocent, elle était en parfaite entente avec son Innocent. Chose confirmée par la soeur du meurtrier du nom d’Elizabeth Dembélé, qui venait d’arriver de Djibasso il y a moins de 20 jours.
A en croire ces deux personnages proches du meurtrier, celui-ci fréquentait depuis quelques temps un maçon- marabout, qui lui donnait des potions à boire et à se laver. Le marabout dont nous taisons le nom pour des raisons d’enquête, faisait même découcher son nouveau client (Innocent Dembélé), devenu un abonné des bars.
Si ces comportement et témoignages semblent motiver ce crime, il faut rappeler que l’homme est auteur des comportements louches.
Au moment où nous bouclions ce numéro, la Brigarde de la Gendarmerie de Kalaban s’affairait à transférer le dossier au Tribunal de première instance de Kati dont relève Kalaban Coro.
Affaire à suivre
Markatié Daou
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