Inspirent-t-elles les mêmes valeurs comme le passé ?
dimanche 14 septembre 2008 par Fatoumata Haïdara
C’est un instrument qui cadrait bien avec les idées, les actions et le comportement des maliens (es) de la 1ère République.
C’était l’époque épique de l’honneur, de la grandeur, de la connaissance de soi, du patriotisme. Ce sont ces valeurs qui ont permis aux responsables de l’époque de réussir la construction nationale.
Une faute individuelle était ressentie par la famille, le clan, la tribu, les alliés.
On disait à juste titre : »Plutôt la mort que la honte ». Toute distinction honorifique octroyée était bien méritée et gardée jalousement jusqu’à la mort. La fanfare jouait à l’occasion des funérailles du défunt récipiendaire était bien à propos. Pour être distingué, il fallait être un modèle pour la société, le service, la nation. Le copinage, le népotisme, le clientélisme, le favoritisme n’était point à l’honneur.
Chaque malienne se savait à égalité de droit et de devoir avec les autres. Que l’on soit chef ou pas, femmes et hommes jeunes ou vieux, tout le monde était logé à la même enseigne. Les mêmes valeurs culturelles et morales étaient défendues partout, du Nord au Sud, d’Est en Ouest. La pudeur était une réalité. Les membres d’une famille se rivalisaient dans la vertu. Il n’y avait mendicité nulle part, mais le respect de la tradition avec des élèves coraniques. Et ce, pour leur apprendre les notions clés de la vie, lesquelles portaient sur l’humilité, la sagesse, le respect et l’amour pour son prochain, l’endurance… C’était la belle époque.
Après le beau temps du « soleil de l’Indépendance », le mal a pris énormément dessus sur la grande majorité des hommes maliens. La morale s’est considérablement affaiblie. Le matériel et l’argent ont triomphé de mains cœurs et de mains esprits. Le génie créateur du peuple malien a été effroyablement entamé.
Aujourd’hui, rien ne va ; il faut craindre la situation qui prévaut sur toutes les couches sociales.
Se souvient-t-on encore de cette fameuse prophétie du journal « LE MONDE » dans les années 1970 ? Il titrait à l’époque : « Le Mali sera raillé de la carte du monde ! ». Le génocide Rwandais des années 1994est la conséquence logique de l’immoralité, de l’inhumanité. Que Dieu préserve le Mali et inspire tous ses enfants à la vertu.
L’immoralité est en passe d’atteindre le comble. Attention…
Il faut renouer avec les valeurs humaines de courage, de droiture, d’honnêteté, de patriotisme, d’honneur et de dignité… Pour cela, n’est-t-il pas temps de revoir les conditions de distributions de distinctions honorifiques ?
Est-t-il bon de couvrir le cercueil des couleurs nationales de ceux qui écopé de poursuites judiciaires pour détournement de deniers publics de corruption ou d’enrichissement illicite ?
Nous pensons qu’il est du devoir de tous les maliens et de toutes les maliennes de contribuer par ses idées et par ses actions à la préservation de la paix, de la concorde.
Le Mali avait si bien commencé pour s’en pétré ainsi.


