L’idée d’une véritable coopération entre les pays riverains d’une même mer en l’occurrence la mer méditerranée, telle initié par le président Sarkozy, mérite le soutien.
Elle a suscité en moi-même beaucoup d’intérêt.
Cependant, cette idée semble déjà à l’avortement.
Elle est d’ores et déjà inclinée vers le même sort qui a été réservé au processus de Barcelone qui est moribond. Donc, pour que cette initiative connaisse le succès, il faudra préalablement prendre en compte ce qui suit :
1 Elle doit avoir pour fondement, la coopération et le partenariat dans le partage qui appartient aux seuls riverains.
2 Elle doit s’éloigner des champs de mines politique, culturelle et religieuse.
3 Elle doit éviter de ressortir les vieilles cartes impériales telles que la carte Ottomane, Romaine, Carthagène ainsi que les cartes colonialistes contemporaines.
4 Elle doit se limiter aux pays riverains seulement afin que la méditerranée soit un espace de rencontre entre les deux continents : l’Europe et l’Afrique.
5 Eviter la répétition de l’expérience moribonde de Barcelone.
6 Les termes de la coopération devront être déterminés par les deux parties, et ce que nous constatons actuellement, le diktat d’une seule partie imposé à l’autre.
Il y a une négligence délibérée de la volonté et de la voix du sud. Cela n’est pas dans l’intérêt de l’initiative depuis sa naissance.



