L’Algérie reprend les rênes de la négociation
mercredi 21 mai 2008 par Youssouf DIALLO
Pour preuve, c’est la Libye qui a été le principal artisan de la libération de nos soldats capturés et c’est elle qui a continué à proposer ses services pour d’éventuelle sortie de crise.
Voilà des faits qui n’ont pas du tout été du goût de l’Algérie. Et le grand voisin a fini par claquer la porte, surtout que les autorités algériennes ont perçu des écrits de la presse locale comme étant des attitudes qui ne sont ni de nature à leur soulager, ni à leur conforter dans leur rôle. Aujourd’hui, on peut dire que tout est rentré dans l’ordre à ce niveau. En effet, suite à une visite en début de semaine de Moctar Ouane, ministre Malien des affaires étrangères et de la coopération internationale en Algérie, le grand voisin est revenu à de meilleurs sentiments et a décidé de reprendre les rênes de la médiation.
Officiellement, Moctar Ouane s’est rendu en Alger dans le cadre des préparatifs d’un forum international que notre pays s’apprête à organiser sur la sécurité dans l’espace CENSAD. C’est vrai que ce forum est en vue et il compte beaucoup dans cette mission de M. Ouane, mais l’équation algérienne était l’objectif primordial.
Alors questions : Avec le retour de l’Algérie dans la médiation, la Libye va t- elle aussi continuer à tirer les ficelles de son côté, surtout que chacun de ces deux pays semble avoir quelque chose d’intéressant à tirer de cette affaire ?
Et si la Libye, avec ses pétro dollars et son influence, se retirait à son tour de la médiation, l’Algérie sera t-elle à mesure de faciliter la libération de nos soldats capturés comme il en fut pour la Libye ?
Les deux pays vont-ils mener la médiation en tandem ?
En faisant de nouveau appel à l’Algérie, Moctar Ouane et le Mali restent persuadés qu’elle demeure un pion indispensable dans la résolution de cette crise ?
En tout cas si l’Algérie est indispensable, la Libye l’est aussi, car le guide de la révolution Libyenne est réputé être un homme nanti de la confiance et du respect de la rébellion, voire des bandits armés dans le nord.
En témoigne son implication dans tous les conflits armés dans le Sahara, du Niger à la Somalie, en passant par le Tchad, le Soudan et la Centrafrique.
Youssouf DIALLO
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