L’Association Malienne des Juristes Handicapés monte au créneau
dimanche 14 septembre 2008 par Ali kodio
Cette loi dont il est question a été élaborée par une équipe d’éminents juristes handicapés et non handicapés et soumis à l’adoption des autorités nationales depuis 2000.
Selon une étude réalisée par la Banque Mondiale, les personnes handicapées constituent environ 20% de la population mondiale et toujours selon cette même étude, plus des deux tiers de ces personnes vivent dans les pays en voies de développement dont notre pays. Toute chose qui témoigne de l’importance du nombre des personnes handicapées au Mali même si aucune enquête nationale ne fait pas cas du nombre de ces personnes.
Mais selon le président de l’AMJH, M. Moussa Kono Lelenta, l’importance du nombre des personnes handicapées n’est pas reconnue par les autorités nationales même si celles-ci ont signé et ratifié la convention internationale sur la protection des droits des personnes handicapées. Pour M. Lelenta, le plus décevant tout cela est la non adoption de la loi de protection des personnes handicapées, car le code de protection sociale relatifs aux personnes handicapées a besoin d’être remplacée par une loi qui prendrait en compte les nouvelles réalités dégagées par les différentes mutations de la vie socio économique.
A l’opposé du président de l’AMJH, la représentante du ministre de la justice garde des Sceaux, Mme Keita, dira que les motifs du renvoi du projet de loi sont multiples contrairement à l’avis de certains. D’abord, dira Mme Keita, l’application de cette loi engendre une charge énorme pour le budget national. Le second motif est le manque de précision de certaines dispositions du projet de loi. Mais la raison principale de ce renvoi est le problème de l’harmonisation qui s’impose. En sachant les motifs de renvoi, Mme. Keita pense que le document peut être perfectionné afin de remplir les conditions requises pour un projet de loi.
Elle a aussi exhorté les acteurs de l’AMJH et ceux d’autres regroupements militant pour la cause des droits des personnes handicapées à mieux armer leurs arguments pour contraindre les autorités à adopter ledit projet.
Au cours de cette session, les participants ont analysé les forces et les défaillances de ce projet de loi et celles de la convention internationale avant de faires des critiques et des suggestions tendant à assainir le document, toujours dans la perspective de convaincre les plus hautes autorités.
Cette rencontre a enregistré la présence de la présidente de l’Union des Femmes Handicapées, du représentant de handicape international, du Directeur Exécutif de la Fédération Malienne des Personnes Handicapées et beaucoup d’autres personnalités non moins importantes.


