Cela est que plusieurs entrepreneurs du pays sont frustrés. La raison : ils s’estiment peu considérés dans la distribution du juteux fruit.
De l’avis de plusieurs entrepreneurs, le problème ne tien qu’à une seule chose : le manque de confiance de l’Etat.
« L’Etat ne nous fait pas confiance », c’est la phrase qui veut tout dire selon des entrepreneurs.
Face au sujet, un entrepreneur domicilié en commune VI martela : « actuellement, nous avons des entreprises de qualité, avec des ingénieurs de référence et des techniciens hautement qualifiés.
Malgré tout, l’Etat ne consent pas à nous donner des marchés suffisamment intéressants ».
Un autre d’ajouter : « quand un marché atteint une certaine somme d’argent, nous sommes carrément ignorés au moment de son exécution.
C’est des entreprises étrangères qui sont sollicitées, avec lesquelles nous sommes obligées de négocier pour avoir un petit peu et continuer de survivre. D’ailleurs que faire, cela vaut mieux que rien ».
Face à ces propos d’entrepreneurs, nous sommes tentés par le chauvinisme en disant tout simplement qu’ils ont raison.
Nous nous basons sur certains postulats pour parler ainsi.
Le problème c’est posé lors des travaux de construction de certaines infrastructures et non des moindres de la CAN 2002, du sommet France – Afrique, de plusieurs routes, voire des grands bâtiments de l’Etat.
Cependant, il y a lieu de s’interroger sur les aptitudes réelles de nos entreprises à faire face aux moyens énormes dont demande la réalisation des travaux d’une telle envergure.
Ici, beaucoup de nos compatriotes réfléchiront longtemps avant de dire oui, parce que l’affaire est loin d’être évidente.
C’est pourquoi Tieblé, Dramé, en réponse à certaines allégations concernant la mise à l’écart des entreprises nationales dans l’exécution des travaux du sommet Afrique – France, dira simplement que nos entreprises ne pouvaient pas prétendre à ces marchés parce qu’ils n’ont pas les moyens de les préfinancer.
Toujours est –il que le manque de confiance demeure du côté de l’Etat, surtout qu’un haut responsable du secteur nous dira : « nos entreprises manquent de sérieux.
Ils ont des statuts non conforment avec la réglementation.
Cela est aussi clair que nos entreprises manquent d’ingénieurs et de techniciens ou en disposent en nombre inférieur aux règles, sans compter leur sous équipement ».
Cela nous renvoie à un fait : pour un Etat qui veut aider l’initiative privée, il y a lieu de songer à des mesures, permettant d’aider des entreprises de référence du pays, à travers cette volonté qui veut qu’on leur attribue de gros marchés avec option de préfinancer les travaux jusqu’à un certain hauteur.
Voilà des cas qui seraient cogités et même pratiqués dans des pays voisins comme le Sénégal, le Burkina et la Côte d’ivoire.
Avant d’en arriver là, le Mali se doit de reflechir sur une politique à même de tirer nos entrépreneurs de cette précaritén, et que dans leur rélation, chacune des deux parties trouvent de quoi se frotter les mains.
A suivre, l’analyse d’un expert dans nos prochaines parutions....
Dial
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