S’agissant du Protocole d’Accord du 18 juillet 2007, signé entre UNTM, le Gouvernement et le Conseil National du Patronat du Mali, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité dira qu’il aura bientôt un an. Mais, les évaluations successives qui en ont résulté n’ont répondu que partiellement aux attentes.
En effet, M. Diakité expliquera face à la presse que : « si des efforts importants ont été accomplis en matière d’augmentation de salaire et de diminution de l’impôt sur les traitements et salaires pour préserver le pouvoir d’achat, et l’indemnisation des partants volontaires à la retraite, les exonérations mal réfléchies que l’Etat accorde à quelques opérateurs économiques, on ne sait selon quels critères , pour favoriser certains équilibres de base qui pressurisent moins les consommateurs en leur donnant leur dignité par rapport à l’accès aux produits de première nécessité, ouvre une période de désenchantement économique profitable à un groupuscule d’individus rapaces et avides de gains ; honteusement » .
Ce n’est pas tout. Le secrétaire General dira aussi que le forum tenu à leur initiative sur les denrées de première nécessité, tarde à connaître les succès attendus de ses justes recommandations. En ce qui concerne la situation des entreprises, Siaka Diakité a pris l’exemple sur quatre entreprises. Il s’agit de la CMDT, de l’HUICOMA, de la SOTELMA et de l’EDM sa. Ainsi, dira-t-il, la CMDT se rétrécit comme peau de chagrin et vit dans la tourmente sous haute perfusion par le trésor public et dont la gestion en termes de productivité est aléatoire.
Quant à l’HUICOMA-sa, a-t-il poursuivit, elle risque de mettre la clef sous le paillasson malgré la convention passée entre elle et la CMDT et les lourds investissements du repreneur, qui manque cruellement de matière première qui lui sont refusées délibérément. La SOTELMA dira-t-il, vivote et cherche son encrage dans une privatisation incertaine à cause du poids de ses créanciers... Par rapport à la crise scolaire, M. Diakité a rappelé que l’école malienne est malade. Et, le spectre d’une année blanche doit être pris au sérieux pour éviter la catastrophe et d’éviter que les routes qui conduisent à Dakar 2015 soient encombrées inutilement. Il faut un dialogue vrai de tous les acteurs pour parvenir à un compromis honorable, a-t-il conclu. Le dernier point de son intervention a été celui de l’insécurité et de la rébellion au Nord –Mali.
Par rapport à ce point, le secrétaire général a déclaré : « nous demeurons fidèles aux accords initiaux d’Alger qui seuls nous engagent et garantissent la sécurité des citoyens ».
Toutefois, selon lui, l’ambivalence du discours politique perturbe la compréhension de la problématique sécuritaire. Notre opinion publique nationale doit être suffisamment informée des tenants et des aboutissants de toutes les démarches entreprises, a-t-il conclu.



