Comme à l’accoutumée, le mois d’août 2008 continuant d’être le mois le départ des ministres en congé.
Ce, qui du reste leur revient de droit.
Cependant, il faut noter que c’est en fanfare que certains ministres, qui se lassaient déjà de supporter le lourd fardeau du PEDS (aux très grandes exigences), ont accueilli le mois d’août.
Ainsi, ceux d’entre eux qui avaient besoin d’un peu d’énergie pour recharger les batteries ont vite fait de s’éclipser, donnant la consigne qu’ils restent les seuls maîtres des lieux.
C’est certainement pour cette raison que leurs absences sont très ressenties au niveau de l’administration. Suivant toute logique, même avec le congé gouvernemental, les choses devraient bouger avec les Secrétaires généraux ou avec les Chefs de Cabinets et autres responsables de services rattachés. Mais, certains d’entre ces responsables ont malheureusement choisi la même période pour se retirer. Une situation qui a, du coup, créé le statu quo au sein de notre administration. Cette morosité varie d’un département ministériel à un autre. Les ministres les plus avisés ont demandé que tous les responsables ne bénéficient pas de ces congés en même temps.
C’est pourquoi on en trouve quelques-uns au bureau pour évacuer les affaires courantes.
Au Mali, si le mois d’août est réputé être celui du temps de vaches maigres ou la période de soudure, du côté de l’administration on n’est pas très explicite en l’affirmant.Avec les congés, les affaires sont gelées et ceux qui sont abonnés à la corruption manquent considérablement de pots de vin.
Selon la loi, les congés reviennent de droit aux travailleurs.
Mais pour le cas spécifique du Mali, les responsables des différents ministères peuvent, ne serait-ce que pour un bout de temps, déléguer leurs prérogatives à leurs collaborateurs, pour éviter cette morosité qui caractérise notre administration en ce mois d’août.
Abdoul Karim Maïga
Articles de cet auteur
- Le département de la Sécurité Intérieure et l’Association des jeunes ressortissants du cercle de Nara (AJRCNA) volent au secours des populations
- Un exercice fastidieux
- Que peut la Justice malienne face aux grands délinquants financiers ?
- Le manque de professionnalisme à l’origine du calvaire des usagers
- Ce que doit réussir l’équipe de Salikou Sanogo
- [...]



