L’ambassadeur du Maroc au Mali attire l’attention du peuple malien
mardi 13 mai 2008 par Issa Camara
Cet appel conforte la position du Maroc qui a, dès le départ, été guidé dans l’élaboration de son Initiative pour la Négociation d’un Statut d’Autonomie de la Région du Sahara, par le réalisme et l’esprit de compromis comme le confirme, expressément, la note de présentation de cette initiative, le 11 avril 2007, au SG de l’ONU.
Le Conseil de Sécurité utilise des termes bizarrement similaires, tant dans leur obsolétisme que leur rigidité. L’Algérie passe sous silence la référence au « réalisme et à l’esprit de compromis » et conditionne, comme par le passé, la solution tant souhaitée par le CS à un référendum respectueux de la doctrine et de la pratique des Nations Unies en matière de dé- colonisation. Alors que le Polisario ramène « la voie réaliste à l’autodétermination et à l’indépendance » à travers un référendum respectueux de la doctrine et de la pratique des Nations Unies en matière de décolonisation – ci-joint ;
2- Les résolutions 1754 et 1783 du Conseil de Sécurité sont ainsi consolidées par l’inclusion du « réalisme et de l’esprit de compromis complétant les termes de références de la négociation, tels que définis.
3- Le Conseil de Sécurité demande aux parties « d’engager plus résolument des négociations de fond ». C’est ce que le Maroc n’a cessé de demander aux autres parties tout au long des quatre rounds de Manhasset, en les incitant à se pencher sur les de l’Initiative d’autonomie ; 4- Le Conseil affirme son soutien, sans réserves, au Secrétaire, Général et à son envoyé personnel. C’est là un message clair aux autres parties qui veulent disqualifier Peter an Walsun en appelant à sa démission. C’est également un appui fort à la vision du SG et de son envoyé personnel pour le règlement de ce problème régional ;
5- La prorogation du mandat de la MINURSO d’une année, au lieu des six mois habituels. Ce qui constitue une première dans histoire de cette mission. Cette période est destinée à donner davantage de temps aux parties afin de s’investir dans les négociations, de manière substantielle et dans la durée ;
6- Le Conseil établit, pour la première fois, un lien entre la réalisation de progrès dans les négociations et l’amélioration de la qualité de vie des populations retenues dans les camps de Tindouf. L’attention, finalement accordée par le CS à la situation humanitaire dans les camps de Tindouf rejoint la préoccupation que le Maroc à constamment exprimée devant toutes les instances onusiennes afin de mettre un terme à ce drame humanitaire et de permettre aux populations concernées d’exercer leur droit légitime de retour librement consenti, à leur mère-patrie, le Royaume du Maroc.
Par ailleurs, l’adoption de cette résolution a été marquée par deux déclarations fortes, dont copies ci-jointes, des Ambassadeurs américain et français.Le premier a solennellement déclaré qu’un « Etat indépendant au Sahara n’est pas une option réaliste et qu’une véritable autonomie, sous souveraineté marocaine, est la seule solution possible pour régler ce différend ». Cette déclaration a été confirmée par le porte-parole du Département d’Etat.
Le second a réaffirmé que « le plan d’autonomie présenté par le Maroc est une base de négociation sérieuse et constructive pour aboutir à une solution négociée entre les parties ». Ainsi, comme il aisé de le constater, cette nouvelle résolution 1813 du Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptée à l’unanimité le 29 Avril 2008 conforte la position marocaine et consacre le projet d’autonomie proposée par le Royaume du Maroc.
Comme l’a récemment exprimé Monsieur Taïeb Fassi Fihri Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération : « … Toutes les chances sont offertes et tous les signaux sont ainsi adressés pour que l’on puisse rapidement entrer dans la négociation substantielle autour de la proposition marocaine… ». Cette Mission se félicite d’ores et déjà de l’écho favorable que votre honorable Rédaction voudra bien relayer auprès de l’opinion publique malienne et mettre en exergue le désir ardent du Royaume du Maroc de mettre à profit cette nouvelle opportunité à travers la mise en œuvre de la résolution 1813 aux fins de hâter le règlement de ce différend régional qui permettra l’avènement d’un Maghreb uni et prospère qui aura des retombées positives dans l’ensemble des pays frères de l’espace sahélo – saharien…….. ».


