Depuis le jour officiel de la rentrée, c’est-à-dire le 6 octobre, les établissements d’enseignement secondaire privés ont déclenché une grève limitée pour cause de non paiement des arriérés des subventions et des demi- bourses au titre de l’année scolaire 2007-2008.
Le syndicat national des contractuels de l’enseignement fondamental (SYCEF), avait lui aussi déclenché une grève jusqu’à paiement des arriérés de salaires de Septembre. La COSES, loin de baisser les bras, maintient une psychose de grève. En outre, au niveau des établissements publics de l’enseignement secondaire, il y a un manque criard de cahiers car si on n’a pu donner trois (3) cahiers à certains élèves, d’autres n’ont pas reçu un seul cahier. Aussi, la rentrée au niveau des 10èmes des lycées et des 1ères années des établissements professionnels de l’enseignement secondaire a été renvoyée aux calendes grecques car jusqu’à ce jour, les orientations des élèves admis au DEF n’ont pas été faites. L’école malienne est malade, malade de ses décideurs, de son système éducatif et des acteurs.
Depuis plus d’une décennie, elle est minée par des sorties intempestives des élèves et étudiants, des grèves au niveau des différents syndicats, des revendications corporatistes, des années blanches, des années facultatives et des programmes scolaires jamais épuisés. Le gouvernement, dans son incapacité à résoudre les problèmes, dans sa fuite de responsabilité amis en place un comité national chargé de préparer un grand forum sur l’éducation. Ce forum, rêve t-on du côté des autorités, permettra réunir tous les acteurs autour des problèmes de l’école pour trouver des solutions idoines. Programmé pour se tenir initialement en Août 2008, ce forum, dit- on se tiendra dans quelques jours.
Visiblement, ce forum ne sera qu’un verbiage de plus avec son corollaire de gaspillage des millions de nos francs. Il est temps maintenant que les autorités et tous les acteurs de l’éducation prennent leur responsabilité en vue de trouver des solutions aux problèmes de l’école malienne qui perdure depuis plus d’une décennie.
C’et à cette seule condition qu’elle pourra former des cadres compétents futurs bâtisseurs de ce pays.
Moussa Diarra
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