L’amertume des candidats au concours des maîtres assistants était grande le jeudi dernier. Lorsque venus en nombre pour concourir, ils constatèrent l’absence totale des enseignants chargés de superviser les épreuves.
Le pire c’est qu’ils n’avaient pas été prévenus de ce terrible désagrément.
Renseignement pris, cette politique de la chaise vide des enseignants était la réponse à certaines dispositions de l’arrêté N°2583 du MESSRS. Il s’agit notamment de l’article 2 dudit arrêté qui attribue l’organisation du dit concours à une commission dont la composition et les modalités de fonctionnement sont fixées par décision du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur. Aussi, le même article stipule que c’est la commission qui doit superviser les activités du jury et des épreuves mises en place par le Recteur de l’Université de Bamako. Pour les enseignants, cette disposition entrave l’indépendance des membres du jury.
Selon certaines sources, ils avaient tenu une assemblée générale à l’issue de laquelle une lettre fut adressée au MESSRS, lui notifiant du leur opposition au fameux arrêté. Les mêmes informations signalent que parmi plus d’une centaine d’enseignants que compte la FMPOS 17 seulement ont accepté d’apposer leur signature sur la dite lettre. Au regard de cette action de sabotage des enseignants de la FMPOS bon nombre d’observateurs conviennent qu’il s’agit là d’une manœuvre tendant à faire ombrage au département de l’Enseignement Supérieur dans sa politique de transparence qui avait jusqu’ici fait défaut dans l’organisation dudit concours.
Il faut noter que les précédentes éditions avaient fait couler beaucoup d’encre et de salive tant elles avaient suscité contestations et interrogations.
En réalité, les concours de recrutement des maîtres assistants au niveau de la FMPOS donnent toujours l’occasion à certains Professeurs de placer leurs poulains. « A la FMPOS certains professeurs jurent qu’ils n’accepteront jamais de voir certains de leurs collègues d’accéder au grade de maîtres assistants » a déclaré un médecin candidat. En tout état de cause, les candidats frustrés par le sabotage dudit concours par les enseignants, envisagent de saisir les autorités compétentes.
Surtout que la FMPOS reste encore jusqu’ici l’une des rares facultés sur le continent à organiser un concours de recrutement des maîtres assistants.
Moustapha Diawara
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