En effet, pour justifier l’application du phénomène dans le système éducatif, les autorités affirment que la décentralisation et la déconcentration de la gestion de l’école sont incontournables dans un contexte de décentralisation où chaque collectivité locale doit assurer le développement de l’éducation à la base.
Et cela en vertu des pouvoirs qui leurs sont transférés.
Pour une meilleure prise en charge de ces besoins, le transfert du pouvoir du centre vers le niveau local est aujourd’hui effectif, notamment dans les Académies d’enseignement (AE), les centres d’Animation Pédagogique (CAP) et les écoles.
Ce qui permet une autonomisation et une responsabilisation. Par ailleurs, il faut noter que ce transfert s’est opéré suivant trois dynamiques.
A savoir : la clarification des rôles et des responsabilités des acteurs et partenaires de l’école à l’occasion du Forum national sur la gestion de l’école en mode décentralisé tenu à Bamako les 18 et 19 février 2003 ; L’élaboration du cadre référentiel de la décentralisation de l’éducation ; L’effectivité du transfert des responsabilités exercées par les services centraux vers les services décentralisés exercés (AE et CAP).
Le tout sur la base d’un appui pour le transfert des compétences et des moyens aux collectivités territoriales.
Ainsi, un schéma institutionnel qui intègre le nouvel esprit de la décentralisation consistant à impliquer à la base les communautés et les collectivités dans une gestion concertée du système éducatif est mise en oeuvre.
Le ministère de l’Education a été restructuré en 7 services centraux, 15 Académies d’enseignement au lieu de 9 directions régionales de l’Education et 70 centres d’animation pédagogique au lieu 35 inspections d’enseignement Fondamental avec de nouvelles missions. Les nouvelles initiatives ont permis de transférer 57% des ressources publiques d’éducation aux collectivités territoriales et de les faire gérer par des services déconcentrés, rendant ainsi effectif le recrutement des enseignants contractuels par les collectivités territoriales.
Alou Daou
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