« L’initiative riz est un excellent pas dans la bonne direction », dixit El Hadj Modibo Samba Diakité.
mercredi 25 juin 2008 par Dieudonné Diama
M Diakité a d’abord défini cette révolution comme étant le bond technologique couvrant la période 1944-1970 et qui a été marqué par des progrès scientifiques dans l’entre deux guerres et dont la paternité est revenue à l’américain Norman Borloo.
Selon lui, après le Mexique cette révolution a été amorcée en Asie. Pour M Diakité, cette révolution est nécessaire à cause de la pauvreté généralisée en milieu rural au Mali.
Il a cependant rappelé que le Mali est loin d’être auto suffisant en riz.
Parlant de la révolution verte Il expliquera que le riz en est un aspect stratégique dans notre pays et même dans les pays de la CEDEAO. En ce qui concerne la crise alimentaire mondiale et les récentes émeutes de la faim en Afrique et en Asie il s’est référé à la pensée de jean Ziegler, conseiller à l’ONU sur l’alimentation « quand le prix du riz flambe de 52% en deux mois, celui des céréales de 84% en quatre mois et quand le prix du fret explose avec celui du pétrole on précipite 2 milliards de personnes sous le seuil de la pauvreté ». L’on retiendra des propos du conférencier qu’aux États Unis, seulement 2% de la population active arrive à nourrir la population mais que le chiffre est de 3% pour la France.
La revue succincte des atouts en vue de l’accomplissement d’une grande révolution durablement verte au Mali : Pour El Hadj Modibo Samba Diakité, ces atouts sont entre autres : l’ardeur au travail et l’esprit de réceptivité à l’innovation du paysan malien, la disponibilité en ressources en eau, en sols, en ressources forestières, pastorales de la biodiversité, la disponibilité en énergie renouvelable, l’existence pluri-décennale de deux grands pôles agro-industriels et l’existence de la loi d’orientation agricole(LOA).
Pour lui cette loi existe mais il faut l’appliquer.
Selon M. Diakité, la souveraineté alimentaire est la ligne directive du développement agricole et l’initiative riz est un excellent pas dans la bonne direction. Les contraintes à l’accomplissement d’une grande révolution durablement verte au Mali : Pour M. Diakité il ya des contraintes d’ordre endogènes qui sont entre autres les contraintes environnementales, les contraintes d’ordre institutionnel, les contraintes en interaction dynamique au niveau de l’exploitation agricole. En plus, il ya des contraintes exogènes. Les axes stratégiques : Pour le conférencier, il faut mettre un accent tout particulier sur la généralisation des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, améliorer la productivité paysanne et maitriser les couts de production au niveau de l’exploitation agricole par une réduction graduelle volontariste des intrants importés.
Selon M. Diakité, il faut faire de l’office du Niger la grande ferme agro-Sylvio-pastorale moderne de l’Afrique de l’ouest, instaurer une culture d’intégrité au niveau des organes chargés de la gestion des soutiens agricoles et mettre en place un système d’alerte précoce. Pour être durable, la grande révolution verte éminemment souhaitable doit être à la fois économiquement viable, respectueuse de l’environnement et socialement équitable et ne générant que très peu de laissés pour compte parmi les 900.000 exploitations agricoles actuellement recensées au Mali. Prenant la parole, Mme Lansry Nana Yaya Haidara dira qu’elle soutient l’idée d’une grande révolution durablement verte au Mali. En touchant du doigt l’initiative riz, la commissaire à la sécurité alimentaire signale que le Mali est contraint de la gagner. Aussi dira t- elle, il faut donner aux paysans les moyens de se mettre au travail.
Toutefois a-t-elle rappelé, les statistiques prouvent qu’il ya beaucoup de jeunes. « Il faut les attirer vers la terre car la cherté de la vie nous oblige à aller vite », a-t-elle conclu.


