Radio Steve Bantou Biko l’âme de la liberté.

La Banque Mondiale et le FMI sur la sellette !

Coalition des Alternatives Africaines, Dette et Développement –Mali

lundi 13 octobre 2008 par Ali kodio

Tel est le triste constat de la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD). C’était lors d’un point de presse tenu samedi dernier au siège de ladite coalition sis à Djelibougou en prélude à la semaine d’action mondiale contre la dette et les institutions financières internationales.

Depuis l’année 2000, durant une semaine, les campagnes Dette dénoncent les politiques développées par les institutions financières internationales, les conditionnalités liées à ces politiques et leurs conséquences sur le développement des pays du sud. Cette année ladite semaine a débuté depuis hier 12 octobre et prendra fin le 19 de ce mois.

Pour la présidente de la CAD-MALI Mme Barry Aminata Touré, cette semaine vise à défier les décideurs comme la Banque Mondiale, le FMI, les pays du G7/8, les gouvernants des pays du sud pour qu’ils reconnaissent leurs responsabilités vis-à-vis du problème de la domination par la dette et leur rôle critique dans les crises alimentaires et climatiques. Car la dette et ses conditionnalités empêchent les programmes d’investissement à garantir l’éducation scolaires des enfants, l’accès aux soins médicaux, la sécurité, la souveraineté et la protection de l’environnement a-t-elle expliqué.

Selon Mme Barry, la crise financière et alimentaire internationale sans précédent est la preuve montrant à suffisance le caractère pervers des politiques néolibérales développées par ces institutions, pour perpétuer l’exploitation de la domination des pays du sud par ceux du nord. Cette crise se manifeste par le phénomène de la cherté de la vie et la précarité ajoute la conférencière. Toutes choses qui engendrent le manque d’accès aux services sociaux de base, tel que l’eau potable, l’éducation, la santé et autres.

Ainsi, pendant une semaine, de nombreux thèmes seront débattus tels que : la dette et la crise alimentaire ; la dette et la privatisation ; la répudiation de la dette ; la dette, les institutions financières internationales et le changement climatique ; les actions pour la souveraineté alimentaire et les actions contre la pauvreté. Par ailleurs, Mme la présidente dira que les prêts consentis par les gouvernements sont payés par des fonds publics, mais ne profitent qu’aux multinationales alors que leurs remboursements affectent les communautés.

Durant une semaine, la CAD-Mali se mobilisera à l’instar des autres mouvements sociaux du monde pour l’annulation ou l’arrêt des paiements de toutes les dettes illégitimes, l’arrêt du financement de projets et de politiques qui accélèrent le changement climatique, le paiement des restitutions et réparations de la dette historique et écologique détenues par le sud.

En conclusion, la conférencière se dit optimiste quant à un éventuel changement d’attitudes de la part des institutions financières internationales dans un avenir plus ou moins proche.


 

Google

 

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 86505

Site réalisé avec SPIP 1.9.2d + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSRsbiko internationale RSSRsbiko-Economie   ?

Get Firefox
Adaptation SPIP réalisé par Courcelles Design

Creative Commons License

référencement gratuit
•  référencement  •    positionnement    •  référencement manuel professionnel discount  •
annuaires et moteurs