Dans son introduction, le secrétaire général de la CSTM, M. Hamadoun Amion Guindo a tenu à rappeler qu’un des buts visés à travers l’organisation de cette conférence est la vulgarisation du thème du travail décent avant de souhaiter la bienvenue à l’assistance. Prenant la parole, le conférencier, M. Boubacar Hamadoun Kébé a tout d’abord défini le travail avant de l’illustrer par les assertions de certains penseurs comme Darwin qui disait que « c’est le travail qui a créée l’homme » et De La Fontaine qui a dit « le travail est un trésor ». Et de d’expliquer l’adjectif décent qui selon lui est ce qui est conforme aux exigences minimales, qui prend en compte les besoins fondamentaux de l’homme, convenables, suffisants etc.
Selon le conférencier, le concept de travail décent fut introduit et promu initialement par l’Organisation Internationale du Travail(OIT) en juin 1999.
Pour lui, l’Organisation Internationale du Travail définit le travail décent comme une possibilité pour chaque femme et homme d’accéder à un travail productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité.
Toute chose qui constitue le point de convergence entre quatre objectifs stratégiques de l’OIT. Il s’agit de la promotion et de la mise en œuvre des normes et principes fondamentaux au travail ;
L’accroissement des possibilités pour les femmes et les hommes d’obtenir un emploi et un revenu convenables ;
L’accroissement de l’étendue et l’efficacité de la protection sociale ; Le renforcement du tripartisme et le dialogue social.
A cela, le conférencier ajoutera les quatre principes de déclarations soutenus par huit conventions fondamentales de l’OIT : Il s’agit de la liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective ;
L’élimination de toute forme de travail obligatoire ou forcé ; L’abolition effective du travail des enfants et de la discrimination en matière d’emploi et profession.
A en croire le conférencier, cette journée a été mise en place pour donner l’occasion aux syndicats et aux organisations qui ont fait du travail décent leur préoccupation de mettre un accent sur le besoin d’une nouvelle mondialisation humaine et solidaire. Selon lui, par travail décent, il faut entendre que toute personne ait un emploi qui lui permette de mener une vie digne répondant à ses besoins essentiels.
Le conférencier a touché du doigt le cas du Mali.
Selon lui, le gouvernement du Mali a mesuré toute l’importance du travail décent et va concrétiser cela par l’organisation prochaine d’un forum national sur le travail décent.
Ce qui va permettre de faire l’état des lieux d’un travail décent dans notre pays et d’aboutir à un consensus national sur les politiques et programmes qui devront être adoptés pour la réalisation des objectifs stratégiques pour du travail décent.
Dieudonné Diama
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