La Mairie s’explique !
dimanche 7 septembre 2008 par Moustapha Diawara
Il n’est plus besoin de revenir sur l’importance de la gare routière de Sogoniko en termes d’image du secteur de transport de notre pays.
Elle est la plus grande gare du pays, où siègent de nombreuses compagnies de transports. Elle génère en moyenne une recette mensuelle de 4 millions de francs CFA par jour.
C’est conscient de tous ces enjeux, que la Mairie du district de Bamako entend moderniser cette vitrine dans le cadre d’un projet de rénovation pour faire en sorte qu’il puisse répondre aux exigences de commodité et de confort.
Mais, la mise en œuvre dudit projet de rénovation suscite nombreuses récriminations, notamment de la part des transporteurs. Leur amertume tient à trois choses : leur non consultation dans l’élaboration du nouveau plan, le nombre insuffisant de boutiques et d’espaces pour les transporteurs schématisé dans ce nouveau plan mais surtout leur sort pendant et après les travaux de reconstruction de la nouvelle gare.
Aux dires du conférencier, Youssouf Coulibaly (2ème adjoint du maire central), après les différentes rencontres avec le comité de pilotage de la gare, la Mairie s’est soumise aux recommandations formulées. C’est ainsi que selon toujours M. Coulibaly, contrairement au premier plan, la Mairie du district a opéré des modifications notamment par l’augmentation du nombre d’Aire de compagnie qui a passé de 15 à 17, d’Aire de stationnement qui a passé de 52 à 54 et du nombre des magasins qui a passé de 90 à 240. Ensuite, les doléances des transporteurs concernant la construction de la mosquée et des gargotières ont été satisfaites. « Après avoir trouvé un compromis avec les occupants, nous avons compris qu’il n’existe plus que des problèmes personnels » a martelé le conférencier.
Maintenant que les transporteurs et les commerçants ont adhéré au projet, comment et où seront-ils installés pendant la durée des travaux ? Voilà l’une des questions dont les réponses n’ont pas du tout été aisées pour M. Coulibaly. D’abord, pour lui, les commerçants qui exercent dans la gare seront installés provisoirement dans les halles de Bamako. Sur ce point, M. Coulibaly a donné les garanties par rapport aux inquiétudes concernant les procédures auprès du gérant des halles. « C’est la mairie qui reste le seul responsable vis-à-vis d’éventuelles contestations ou refus venant des responsables de ce marché » a-t-il soutenu.
Il reste maintenant aux autorités municipales de Bamako de donner une réponse adéquate concernant la réinstallation des transporteurs. Selon M. Coulibaly, il a été proposé aux différentes compagnies de s’installer dans les rues avoisinantes de la gare avant la fin des travaux, ce que les syndicats des transporteurs contestent. Le problème aux dires de M. Coulibaly se trouve à ce niveau. M Coulibaly rappelle qu’après une rencontre avec la CCIM (Chambre de commerce et d’industrie) la mairie de Bamako est présentement en voie de négociation avec la direction de l’aviation civile par rapport à une parcelle dans la zone aéroportuaire qui sera affectée provisoirement aux compagnies de transports jusqu’à la fin des travaux.
En tout état de cause il est permis de croire, vue l’état d’évolution de ce projet, que les jours à venir seront déterminants. Déjà les syndicats des transporteurs présents dans la salle lors de cette conférence n’ont pas manqué de démentir de nombreux propos du conférencier.
Ils projettent même d’organiser une conférence de presse pour déterminer les actions qu’ils entreprendront. Ha !
Moustapha Diawara
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