Au cours de l’année scolaire 2007-2008, il y’a eu peu d’agitation du coté des élèves. Coté enseignants, l’école a connue de moments tendus. En effet, depuis la fin du mois d’octobre le Syndicat des Contractuels de l’Enseignement Fondamental (SYCEF) est rentré dans la danse en observant une grève.
En fait, le SYCEF avait déposé sur la table du Gouvernement douze points de revendication qui n’avaient pas eu d’issus favorable. Ces doléances avaient pour but de lever des obstacles juridiques qui empêchent les contractuels d’accéder à des postes de responsabilités et à des études qualifiées ; l’alignement des salaires de contractuels à celui des fonctionnaires et qui devrait tenir compte de l’augmentation des salaires de 5% annoncée par le président de la République Amadou Toumani Touré ; la poursuite de l’attribution des numéros matricules aux enseignants contractuels des collectivités…
Après les congés de noël
Les congés de noël ont pris fin le dimanche 6 janvier 2008 et les cours devraient normalement démarrer le lendemain, c’est-à-dire le lundi 8 janvier 2008. Mais les classes sont restées fermées. Et pour cause. Les enseignants du comité syndical des contractuels du district de Bamako sont allés en grève illimité pour soutenir selon eux mêmes leurs collègues de la région de Koulikoro. A l’époque, ceux-ci étaient en retard de deux mois de salaires. Par ailleurs, il faut aussi noter que ces contractuels avaient déjà observé plus d’une quinzaine de jours de grève pour la même cause. La Fédération nationale de l’éducation (FEN) a marché et a décidé de boycotter les ministres en charge de l’éducation.
Pour se faire entendre, la Fédération nationale de l’Education FEN a procédé à une marche pacifique.
C’était le 26 février 2008.
Cette marche s’était achevée au niveau du Ministère des Enseignements Secondaire Supérieur et de la recherche scientifique par la lecture et la remise d’une déclaration au Chef de cabinet dudit département. C’était lui qui avait représenté son ministre Amadou Touré. Pour la circonstance, le ministre de l’Education de Base de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Madame Diallo Aminata Traoré n’était pas représentée.
Ce qui a été considéré par la Fédération Nationale de l’Education et les enseignants comme un mépris à leur endroit.
D’ailleurs pour manifester leur mécontentement, la Fédération Nationale de l’Education (FEN), avait demandé à toutes ses structures régionales, locales et communales et aux syndicats fédérés de boycotter toutes les rencontres des deux ministres en charge de l’éducation et cela jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, ce boycotte consistait à ne pas participer aux cérémonies présidées par les ministres en question, et à boycotter l’accueil de ces ministres aux cours de leurs missions. Pour la circonstance, le FEN avait signalé que sa décision ne concernait pas le département mais les ministres en personne.
La reprise du dialogue
Après cet incident, le Ministère de l’Education de Base de l’Alphabétisation et des Langues nationales a décidé de renouer le fil du dialogue. Ainsi, le Secrétaire Général dudit département, Aboubacrime Alpha a invité les membres du Syndicat sous la Direction de Youssouf Ganaba autour d’une table de négociation. C’était le mercredi 16 avril 2008 dans la salle de conférence dudit département. Pour l’occasion, le Secrétaire général avait exprimé ses regrets par rapport à ce qui s’était passé. Selon lui, en aucun cas, le dialogue ne doit être rompu entre le département et les enseignants. Cela dans l’intérêt de l’école malienne. Comme on le voit, l’année 2007-2008 n’a pas été du beure à couper pour les ministres en charge de l’éducation.
Reste à évaluer les dégâts et à tirer tous les enseignements.



