La convergence contre la vie chère bloquée !
samedi 3 mai 2008 par Dieudonné Diama
En effet, c’est aux environs de 9 heures que la marche a commencé devant l’ENSUP. Les marcheurs commencèrent à chanter l’hymne nationale du Mali, avant de s’ébranler à destination de la primature. Comme pour dire que les choses ne font que commencer.
Et comme on pouvait deviner, ils tenaient en mains des banderoles et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire leurs slogans : « haussons les voix mais pas le prix, non aux inégalités », « le changement pour nous, avec vous et pour tous » ; « la faim justifie les moyens » ; « les grévistes de Morila revendiquent leurs droits » ; « Autorités compétentes, réagissez contre la flambée des prix » ; « Autorités compétentes ayez pitié des citoyens car la vie est chère ».
Pour la circonstance, ils avaient lancé un appel aux autres associations de jeunes qui avaient aussi fait le déplacement et en grand nombre. Ensemble, ils formèrent la Convergence contre la chère vie. Il s’agit de : l’Association des Jeunes pour le Développement de Kalaban (AJDK), l’Association des Jeunes pour le Développement de la cité des 300 logements (AJCD), le Club pour une Nouvelle citoyenneté au Mali (CNCM), l’Association pour la Renaissance des jeunes de Kalaban (AR JK), le Mouvement Oumou Sangaré pour l’Emergence de la Jeunesse dans un Environnement Sein (MOSEJES).
Seulement voilà. A peine la marche a commencée que des policiers surgirent, matraques aux poings. Stoppant tout net les marcheurs, ils ont mis en avant le défaut d’autorisation de marche et les ont instruit à abandonner la partie.
Premier à intervenir, Mohamed Ali adjoint au Commissaire du 1er Arrondissement. En fait dira-t-il, pour qu’une marche puisse se faire, les organiseurs doivent forcement avoir au préalable une autorisation qui doit être délivrée soit par la Mairie ou le Gouvernorat. Ce n’est pas le CRJ qui dira le contraire. Lors de la marche qu’il a organisée, il avait bel et bien obtenu une autorisation pour se faire, a poursuivi le commissaire.
Mais Tahirou Bah et ses hommes répliquent en disant : « nous protestons contre cette décision des autorités de nous empêcher de marcher car cela va de notre démocratie ». Et d’ajouter : « notre démocratie est en jeu. La marche est soumise à l’information et non à l’autorisation ».
De plus dira Tahirou Bah : « L’UNTM nous a refusé l’accès à la salle le vendredi dernier arguant que nous n’avions pas envoyé de demande d’autorisation pour la salle, cette information est fausse car nous l’avons fait.
Et j’en ai une copie. »


