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La demande de remise en liberté provisoire du boucher Sakalbé renvoyée en délibéré

APPEL D’UN VERDICT DU TRIBUNAL DE KATI PAR LA COUR D’APPEL DE BAMAKO

vendredi 17 octobre 2008 par Abdoul Karim Maïga

Cet appel, qui serait à la base d’une démission qui manque de fondement de la part de notre magistrat de ses fonctions de substitut, et qui avait fait les choux gras de la presse, a été mis en délibéré pour le 27 octobre prochain par la Cour d’appel en son audience du 13 octobre présidée par Raoul Sangaré.

D’entrée de jeu, l’accusé Sakalbé Dicko de vol, tout en étant dans ses droits, n’a pas perdu du temps en demandant la liberté provisoire pour des raisons sociales qui ne l’avaient pourtant pas empêché de poser un acte d’une telle gravité.

D’autre part, le Ministère Public, dans son réquisitoire, tout en accédant à la requête de Sakalbé, mais sous caution, a tenu à donner des précisions de taille dans cette affaire sur laquelle la presse a cru lever le lièvre sans toucher au nerf du problème. En effet, une certaine presse faisait croire que l’affaire ne portait que sur un cadavre d’animal. Or, il s’agissait d’un taurillon de 7 mois de race métis qui aurait été percuté par un véhicule et qui a été vendu à Sakalbé Dicko par l’entremise d’Ali Barry. Ce qui est surtout révoltant, c’est le prix de vente de l’animal à 10.000FCFA.

Alors que l’espèce se vend jusqu’à concurrence de 500.000FCFA, de l’avis de ceux qui s’y connaissent. A l’ouverture de cette audience, même si le Parquet général a su donner force à la loi en s’empêchant de rentrer dans le fond de cette affaire, certaines indiscrétions ont quand même permis de s’apercevoir de la banalité de cette affaire qui n’a aucune particularité.

Il s’agit purement et simplement d’une histoire de vol au préjudice de Dondo Daou. Et dans la nébuleuse, c’est le fameux Sakalbé Dicko, boucher et Ali Barry, un berger, qui se trouvent être cités. Quelle ne fut la surprise quand Ali Barry, alors en détention en même temps que Sakalbé ne s’est pas présenté le jour de leur procès à Kati. Une situation étrange soutenue par un argumentaire de recherche infructueuse.

C’est d’ailleurs cette seule raison qui a poussé le Parquet général à faire appel de la décision du substitut, Malick Coulibaly. Toute chose qui ne relève d’aucune contradiction dans l’administration de la justice.

Pour l’instant, la Cour d’appel a renvoyé cette demande de remise en liberté provisoire en délibéré pour le 27 octobre prochain.


 

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