La douane, la police et la gendarmerie appelées à contribution
samedi 25 octobre 2008 par Issa Fakaba SISSOKO
Organisé par le ministère de la culture à travers le Musée national, cet atelier qui a regroupé une trentaine d’agents des forces de sécurités, constitue l’une des étapes importantes de la stratégie de mobilisation initiée par les responsables culturels en matière de conservation et de préservation des bien culturels matériels de notre patrimoine culturel. Le présent atelier est conçu, selon ses initiateurs, comme le premier d’une série destinée aux forces de sécurité et de douanes, en particulier celles exerçant dans les postes frontaliers.
Au cours ainsi des deux de débats et d’échanges fructueux autour des points inscrits à l’ordre du jour, les participants ont défini des approches concrètes permettant de mettre efficacement en œuvre les différentes dispositions de la loi, en particulier celle concernant l’exportation des biens culturels. Pour la représentante du ministre de la culture, M. Bâh Aïssata Koné, cet atelier vient à point nommé, et contribuera à combler un vide dans l’implication des forces de sécurité pour la mise en oeuvre de stratégies de lutte contre le trafic des objets d’art.
Il survient en effet au moment le vol, le pilage et le trafic illicite du patrimoine culturel constitue une préoccupation à laquelle notre culture est confrontée. Ce, regrette la représentante du ministre, malgré les efforts importants déployés ces dernières années par les professionnels de musées.
On se rappelle encore du vol et de l’exportation illicite des statuettes de Néni en 2003, heureusement retrouvées en France et rapatriées. Pis, dans une date encore récente, la presse internationale a fait état en 2007 d’un important lot de pièces préhistoriques du Sahara saisi à l’aéroport de Roissy (en France) et dont la restitution est incessamment attendue après l’achèvement des procédures administratives.
« Ces exemples célèbres, additionnés aux nombreuses informations que collectent nos différents services montrent qu’il y a une nécessité urgente de nous mobiliser davantage pour contrer le phénomène » a martelé la conseillère technique du département, représentant le ministre de la culture.


