La ministre Burkinabé chargée des relations avec le parlement vient s’enrichir de l’expérience malienne
lundi 7 juillet 2008 par Abdoulaye Diakité
C’est après une pluie qui avait bien arrosé la capitale que s’est tenue la conférence de presse dans les locaux du département de la porte-parole du gouvernement malien.
C’est l’hôtesse du jour, Mme Diabaté Fatoumata Guindo, qui a fort logiquement ouvert cet entretien. Elle s’est dite honorée par la visite de son homologue Burkinabé, visite au cours de laquelle il y a eu des échanges sur les missions à elles confiées par les deux chefs d’Etats, Amadou Toumani Touré et Blaise Compaoré. De leurs échanges, explique la ministre malienne, il ressort que les démarches entreprises auprès des institutions parlementaires des deux pays sont similaires. La manière de conduire le processus d’adoption d’un dossier, la gestion des coulisses, les concessions, et le classement des dossiers par ordre de priorité pour le gouvernement.
Mme la ministre du Mali dira que la mission de son département, qui contrairement à celui du Faso, se limite au seul parlement, est de concourir à l’instauration d’un climat de confiance, de convivialité, d’intercommunication, afin de rendre fluides les rapports entre les différentes institutions de la République. Cette mission d’intermédiaire fait que parfois on se demande si elle appartient à ces autres institutions ou au gouvernement.
Faisant l’historique de son département, la porte-parole fera savoir qu’il existe depuis le temps d’ Hassane Barry et qu’il était rattaché au département de la fonction publique jusqu’au 3 octobre dernier, qui a vu son érection en département plein. Certes, reconnaît-elle, le département est très jeune pour être déjà source d’inspiration, mais aux âmes bien nées, a-t-elle dit, la valeur n’entend pas le nombre des années. Prenant la parole à la suite de son hôte, la ministre Burkinabé, Mme Beloum Tébo Cécine Ouédrago qui était à la tête d’une charmante délégation composée pour l’essentiel des membres de son cabinet, a dit qu’elle vient de terminer une semaine de visite dans notre pays, qui l’a vue avec sa délégation rencontrer les présidents des différentes institutions, à commencer par le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré.
De ces différentes rencontres, elle dit avoir appris beaucoup de choses d’abord sur le fonctionnement même desdites institutions, les rapports d’interaction qu’elles entretiennent entre elles, surtout avec le gouvernement.
En ce qui concerne sa compétence, qui ne se limite qu’au parlement, Mm Beloum Tébo Cécine Ouédrago, reconnaît que les deux ministres ont les mêmes démarches ; seulement peut-être que ses efforts sont plus concentrés que ceux de son homologue malienne, laquelle, à sa différence, gère encore d’autres institutions. Elle enseigne que cette visite d’enrichissement mutuel doit être perçue comme un signal fort de la fraternité que les pays entretiennent entre eux. Sa mission, a-t-elle dit, était de venir s’enquérir de l’expérience malienne et rendre compte à qui de droit. Cette mission, quoi ne va pas se limiter au Mali, se poursuivra auprès d’autres pays frères et la ministre Burkinabé n’exclut pas que cela puisse être le germe de rencontres sous-régionales des ministres chargés des relations avec les institutions.


