La moutarde monte au nez
mardi 12 février 2008 par Soumaila Traoré
Ce meeting, premier du genre organisé par la coordination aura tenu toutes ses promesses tant par l’organisation, que par la forte mobilisation de ses militants, leur dévouement et leur abnégation à aller au bout de la lutte. La cérémonie a été présidée par Tiémoko Dao, secrétaire général de la coordination des syndicats de l’enseignement secondaire. Il était entouré à l’occasion des membres de la dite coordination.
Dès sa création au mois d’octobre dernier, la COSES a déposé sur la table du gouvernement un préavis de grève contenant « 7 »points de revendications à savoir : l’octroi d’une indemnité de logements aux travailleurs de l’enseignement secondaire, la levée des obstacles juridiques « promotion, formation, détachement etc. », la relecture de l’article 60 de la loi no 99-046du28decembre 1999 portant loi d’orientation sur l’éducation, la relecture du décret no 03-324 du 06 août 2003 portant statut particulier du personnel enseignant de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, la rémunération de l’évaluation de la formation modulaire, le paiement avec rappel de l’indice financière de l’augmentation de la valeur indiciaire des professeurs contractuels à compter du 1er janvier 2007, l’application correcte des décrets n° 00-599du 04decembre 2000 portant cadre organique des académies et des cap .
Selon le secrétaire général les traitements réservés aux trois préavis de grèves n’ont pas répondu aux attentes de la coordination, pire il a été constaté un recul sur quatre points qui avaient fait l’objet d’accord le 17 juillet le premier ministre d’alors à savoir les quatre points premiers points précités a-t-il souligné. Le secrétaire général déçu de l’attitude du gouvernement, a tenu à faire savoir que depuis le boycott des compositions de la première période par leurs militants, au lieu de faire face à des problèmes réels et récurrent connus de tous, les autorités scolaires ont entamé des manœuvres d’intimidation, de chantage allant de la remise de lettre de rappel et de demande d’explication, aux sanctions administratives et aux violences verbales et physiques. Mr Dao qualifie ses actes de la part des autorités scolaires d’une atteinte grave aux libertés individuelles et syndicales garanties par la constitution de la République et la loi no 87-47 /AN-RM du 10 août 1987 relative à l’exercice du droit de grève en république du Mali.
Ainsi, il invite les autorités au sens de la responsabilité et à faire preuve de retenue au risque de l’apprendre à leurs dépens et les militants à rester sereins et ne pas céder à la pression. Face à la situation, Mr Dao dira que le BN/COSES a décidé de maintenir son mot d’ordre de rétention des notes et de non évaluation en vigueur respectivement depuis le 12 novembre et le 10 décembre ainsi que le boycott de toutes les compositions jusqu’à la satisfaction des doléances.


