La nécessité d’une gestion participative
mardi 17 juin 2008 par Issa Fakaba SISSOKO
« Problématique de l’assainissement à Bamako », tel était le thème d’une conférence-débats tenue mercredi 11 juin dernier sur le terrain de football « Chaba » à Lafiabougou.
Organisée par le Réseau des communicateurs traditionnels, RECOTRADE, dans le cadre des festivités marquant la tenue de la 9ème édition de la « Quinzaine de l’environnement » dans notre pays, cette rencontre-débats a enregistré la présence de la représentante du ministre de l’environnement et de l’assainissement, Mme Samaké Mouna Touré, du directeur régional de l’assainissement, des autorités communales, des responsables du Secrétariat technique permanent du cadre institutionnel de gestion des questions environnementales, (organisateur de la quinzaine), et de plusieurs invités et représentants des organisations de la société civile.
Prenant la parole en situant la rencontre dans son contexte, le président du RECOTRADE, M. Ben Chérif Diabaté, a précisé que la présente conférence-débats, qui constitue le témoignage d’une préoccupation partagée autour d’un sujet d’actualité, s’inscrit en droite ligne d’un souci d’information, de sensibilisation, et d’éducation, non seulement des enfants mais également des adultes sur la nécessité de parvenir dans nos quartiers à une propreté digne de ce nom. Aussi, explique le leader du réseau, il est important de prendre en considération le milieu de vie, les impacts négatifs de la pollution et les mesures à envisager pour la sauvegarde et la protection de l’environnement.
Pour le maire chargé de l’assainissement en Commune IV, M. Abdoulaye Keïta, il mettra l’accent sur « la bonne fois du RECOTRADE dans l’accompagnement pour l’assainissement dans la commune ». A en croire l’élu, l’assainissement d’une collectivité relève, en général, de la mairie et des particuliers. Partageant l’avis que le droit à un meilleur cadre de vie est partie prenante de la survie même de l’homme, le maire adjoint a indiqué qu’il s’agit d’une des préoccupations majeures de l’actuelle équipe communale.
Par ailleurs, expliquant les difficultés liées à l’atteinte des objectifs en matière d’assainissement au Mali, particulièrement à Bamako, M. Keïta a regretté les limites de la pré-collecte dans les communes du District par rapport au chevauchement entre les différents intervenants sur le terrain. Chose qui entraîne du coup la mauvaise occupation des espaces et la création de dépôts anarchiques. Pour sa part, le coordinateur des chefs de quartier de la Commune IV, M. Bréhima Traoré, abondant dans la même dynamique, a révélé que le rôle des communicateurs traditionnels n’est pas seulement de régler les conflits, mais d’apporter leur contribution pour un meilleur assainissement dans les communes de Bamako, voire sur l’ensemble du territoire.
Ce, à travers l’intensification de l’information et de la sensibilisation des populations pour un changement responsable de comportement. Quant au directeur régional de l’assainissement, M. Mamadou Tandia, il a surtout rappelé quelques actions que le gouvernement devra entreprendre dans le cadre de l’assainissement au Mali. Il s’agit entre autres de l’évacuation des eaux stagnantes dans les rues et caniveaux, de l’organisation de campagnes de sensibilisation des populations dans la prise en compte de leurs responsabilités, etc. Invitant chacun à prendre soin de notre environnement, M. Tandia ajoutera que la prise en compte de la dimension de l’assainissement et de la protection et du patrimoine commun constitue un élément essentiel de tout développement.
La conférence-débats s’est achevée sur une note d’engagement des participants à oeuvrer pour le respect du cadre de vie à travers des actions d’assainissement, et sur l’exhortation des pouvoirs publics à l’adoption d’une politique nationale efficace d’assainissement dans notre pays.


