La part des teinturières dans la pollution de l’environnement
lundi 19 mai 2008 par Ali kodio
Et le pire est que beaucoup de ces teinturières considèrent que « la rue n’appartient à personne si non à tout le monde » afin de justifier leurs pratiques si nuisibles.
Ces eaux qui stagnent sur nos voix publiques constituent des « usines », de production de moustiques et d’autres microbes sources de maladies diverses. Les auteurs de ces dégâts, pardon de ces ennuis de santé publique sont pourtant loin de mesurer leur degré de responsabilité. Par contre à « Tantou Teinture », une unité de teinture bien connue à Sogoniko, la priorité est accordée à la protection de l’environnement. Une exception.
Une pratique dont les effets néfastes sont considérables Certes, le secteur de la teinturerie contribue à la réduction de la pauvreté et du chômage en particulier par la création d’emplois et elle assure un revenu pour bon nombre d’acteurs : les vendeurs de Bazin, les blanchisseurs, les vendeurs de colorants, ….etc. En effet, la teinturerie a un impact d’abord sur la santé de ses acteurs dans la mesure où ils ne sont pas suffisamment protégés des effets néfastes des matières chimiques que contient le colorant. Ensuite sur la santé de la population car ces eaux versées ne sont pas traitées. Enfin l’environnement est aussi victime de cette pratique, pour la simple raison que celle-ci risque de détruire la nappe phréatique.
La responsabilité des autorités municipales.
Il est évident que les quartiers dans lesquels ces eaux usées stagnent relèvent d’une collectivité et il va de soi que leur responsabilité soit engagée dans cette menace sublime. En effet, les autorités municipales sont conscientes du rôle qui leur incombe dans la gestion de ces eaux. C’est pourquoi la mairie de la commune VI aux travers la B U P E du S A C P N (service d’assainissement, du contrôle, de la pollution et des nuisances), le CO GE VA D œuvre pour diminuer l’impacte de ces eaux sur l’homme et son environnement. Selon M. Fomba, chef d’antenne de la B U P E de la commune VI, la gestion des eaux usées va au delà des moyens de la mairie. En tout cas, de nos jours, la problématique des eaux usées doit être une priorité des autorités en vue d’éviter une catastrophe certaine.
Que faut- il alors faire ?
C’est la question que de nombreux habitants de Bamako se posent, car tout le monde est unanime que les eaux usées de la teinturerie constituent une énorme menace pour notre environnement, c’est-à-dire pour notre terre, nos eaux de surface à savoir la nappe phréatique, nos plantes, nos animaux, nos produits halieutiques… .Même certaines des teinturières interrogées partagent ce point de vue. Donc pour se prémunir de ce risque imminent, il faudra agir et agir maintenant. Une organisation du secteur est indispensable tout en regroupant les teinturières en G I E dotée d’une personnalité juridique.
Cela leur permettra d’avoir des crédits dans les banques afin de se faire des sites fixes avec les infrastructures nécessaires à leur industrie.


